VIDÉO - Pouvoir d'achat : des rois du stockage livrent leurs astuces pour dépenser moins

par A.B. | Reportage TF1 Valentin Dépret, Bruno Poizeuil
Publié le 5 avril 2023 à 10h41, mis à jour le 6 avril 2023 à 10h09

Source : JT 20h Semaine

En France, les prix de l'alimentaire ont bondi de 15,8% en mars.
Face à cette situation, des particuliers développent des stratégies étonnantes pour réduire leur budget.
Certains stockent en masse pour mieux économiser.

Si l'inflation a ralenti en France en mars - 5,6% après avoir atteint 6,3% en février - les prix de l'alimentaire, eux, ont poursuivi leur hausse. Le mois dernier, ils ont augmenté de 15,3% sur un an, après 14,8% au mois de février. Une tendance qui pèse lourd dans les paniers de courses. Alors pour limiter les frais, certains optent pour une solution radicale : le stockage. Une pratique dans laquelle s'est spécialisée la famille que rencontre une équipe de TF1 dans la vidéo du 20H ci-dessus. 

Chez les Liautard, pas question de faire les courses en urgence. Pour s'alimenter à petit prix, ils ont une pièce stratégique : "Le cellier de la famille" accessible uniquement en entrant un code. Un endroit qui ressemble à un petit supermarché avec des montagnes de paquets de pâtes, de conserves ou de sauces... Le tout représentant un an et demi de consommation. 

150 euros d'économies par mois

Ange Liautard décrit cette pièce un peu particulière. On y trouve "tout le côté lessive en bas" et "tout ce qui est produit lave-vaisselle, shampoing, gel douche, etc." Peu d'aliments frais sont présents dans le cellier, les viandes et les légumes sont rangés dans le congélateur. Pour le reste, la famille mange principalement des produits de longue conservation, rangés méthodiquement pour éviter les pertes : les produits les plus récents à l'arrière et ceux qui périment en premier à l'avant. 

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Au début, Ange Liautard stockait pour faire quelques économies avec des achats en gros. Mais avec l'inflation, cette stratégie est devenue bien plus rentable. Il prend l'exemple d'un taboulé acheté 1,27 euro en octobre 2020. "Aujourd'hui, il est à 2,35 euros". Autre exemple, un paquet de pâtes acheté à 58 centimes en 2018, qui coûte aujourd'hui 1,12 euro selon le jeune homme.

Ticket de caisse à l'appui, la famille a fait ses calculs : elle économise plus de 150 euros par mois. "On arrive à se servir du cellier sans avoir réellement à payer ce que paient beaucoup de Français", se réjouit Ange Liautard qui ne fait ses courses qu'une fois tous les mois et demi en ciblant les promotions. Son objectif est clair, ne plus rien acheter lors du pic de l'inflation annoncé dans quelques mois. Une stratégie qu'il partage sur les réseaux sociaux.

"Je commande uniquement quand le prix me convient"

Stocker pour éviter de payer trop cher est une tendance suivie par d'autres Français. Allison, qui témoigne également dans le reportage de TF1, accumule également des denrées dans son garage. Mais chez elle, les produits ne viennent pas du supermarché, la mère de famille effectue la plupart de ses achats en bio et auprès de petits producteurs. "On se retrouve avec des produits du producteur qui, aujourd'hui, sont moins chers que le supermarché", explique-t-elle. 

Pour chacun d'entre eux, elle passe une seule commande par an. "Des pâtes, on en commande 50 kg, ce qui nous revient à peu près à 1,50 euro le kilo", explique-t-elle. Et à chaque fois, elle attend le bon moment. "Quand il y a eu la crise en Ukraine, le prix [des pâtes, NDLR] a augmenté, on est passé jusqu'à 2,80 euros le kilo. Là, c'est revenu à la normale puisque le cours a chuté. Donc l'avantage d'avoir un stock, c'est que je commande uniquement quand le prix me convient", précise-t-elle. Et pour économiser davantage, la mère de famille fait aussi ses propres bocaux avec les légumes du jardin. En évitant les supermarchés, elle est ainsi parvenue à baisser son budget alimentaire de 200 euros par mois.


A.B. | Reportage TF1 Valentin Dépret, Bruno Poizeuil

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