VIDÉO - Ce que vous risquez en achetant un produit de contrefaçon

par M.G | Reportage TF1 Anouchka Flieller, Christine Guérard
Publié le 12 juillet 2023 à 15h56, mis à jour le 12 juillet 2023 à 17h58

Source : JT 20h Semaine

Depuis plusieurs années, et face au prix des produits de marque, le marché de la contrefaçon se développe.
Mais seule une minorité d'acheteurs connait les sanctions auxquelles ce commerce illicite expose.
On vous les rappelle, alors qu'une campagne de sensibilisation est lancée sur les plages et marchés cet été.

Près d'un habitant de l'Union européenne sur trois (31%) juge "toujours acceptable" d'acheter des produits de contrefaçon, indique l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO). Dans cette récente étude, 13% des interrogés reconnaissent même s'être procuré de telles marchandises en 2022. Cette tendance est encore plus importante chez les jeunes, puisqu'un quart des 15-24 ans déclare avoir récemment acheté un produit contrefait. 

Le phénomène est en pleine explosion : pour la seule année 2022, 11,5 millions d'objets contrefaits ont été saisis en France, soit 27% de plus que lors de l'exercice précédent. Les consommateurs sont nombreux à avouer se laisser tenter, notamment en vacances. "Il n'y a pas la qualité qui va suivre mais ça fait le travail pour les vacances", plaisante un touriste dans le reportage de TF1 en tête de cet article. "J'aime le chic. Et, comme je n'avais pas les moyens, ce que j'ai fait, c'est que j'ai acheté un sac de contrefaçon", explique une autre. 

Jusqu'à trois ans de prison et 300.000 euros d'amende

Pourtant, même si la plupart des Français disent connaître le revers de la médaille des produits contrefaits (ils nuisent à l'économie et contribuent même, parfois, à alimenter le crime organisé), une grande majorité d'entre eux ignorent les sanctions auxquelles ils s'exposent. "La détention de produits de contrefaçon expose le détenteur à se voir confisquer ces produits par les services douaniers et se voir infliger une amende (comprise entre une et deux fois la valeur de l’objet de la fraude)", détaille le site du ministère de l'Économie. Les peines peuvent être encore plus salées lorsqu'un individu détient plusieurs faux. Au même titre que la vente (ou la revente), la détention de contrefaçon constitue, en effet, un délit. "Les sanctions pénales peuvent aller jusqu'à 300.000 euros d'amende et trois ans de prison", indique Bercy. 

On n'a jamais eu d'information sur les risques
Une vacancière

Au-delà de l'aspect purement économique, les risques sont parfois sanitaires. Les lunettes de soleil achetées à la sauvette, par exemple, ne protègent pas les yeux. Pas de quoi dissuader les potentiels acquéreurs. "Les lunettes de soleil ne vont pas forcément protéger correctement, mais c'est financier aussi", explique une vacancière à TF1. "En termes de risques, je n'y ai jamais pensé. On n'a jamais eu d'information sur les risques que ça pouvait avoir sur la santé", rétorque une autre. 

Les techniques pour ne pas se faire piéger

Pour ne pas se laisser piéger, et éviter de tels désagréments, plusieurs techniques existent. Certains indices peuvent mettre la puce à l'oreille : si le lieu de la vente est inhabituel, si le vendeur n'est pas ou mal identifié, si le prix défie toute concurrence, si les produits présentent des défauts manifestes, si l'emballage est de mauvaise qualité ou encore si les étiquettes présentent des fautes d'orthographe. "Il faut être attentif au lieu où l'on achète le produit. Il est évident que les marques ne se vendent pas sur les marchés. Il faut aussi être vigilant à l'emballage, qui constitue souvent un bon indicateur", résume Delphine Sarfati, directrice générale de l'Union des fabricants pour la protection internationale de la propriété intellectuelle (Unifab).

En parallèle, pour sensibiliser les habitants de l'Hexagone et les touristes étrangers, 150.000 tracts vont être distribués sur les plages et marchés cet été. 


M.G | Reportage TF1 Anouchka Flieller, Christine Guérard

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