Une troisième gamme de pizzas de la marque Buitoni est mise en cause. Mais à ce stade, les enquêteurs de la répression des fraudes n'ont pas établi de cause à effet. Ce sont eux qui effectuent les contrôles dans les usines comme dans les restaurants.

C'est une visite surprise redoutée par certains restaurateurs. Évier, placard, chambre froide... Liliane, inspectrice de la DGCCRF, contrôle la propreté de chaque recoin de la cuisine. À l'extérieur, sa collègue Karine examine le menu. Elle note la liste des produits indiqués comme faits maison. "Un produit fait maison doit être fabriquée sur place, donc par le professionnel à partir de produits crus. Dès lors qu'on ajoute quelque chose, une préparation qui a autre chose que du sel, on est plus dans le - maison - ", a-t-elle expliqué.

Si ce restaurant est en règle, à quelques rues de là, mauvaise surprise dans la cuisine de ce traiteur. L'huile de friture est trop ancienne, elle ne devrait plus être utilisée. Et dans le frigo, impossible de savoir depuis quand la viande est stockée. Tout est mis à la poubelle puis arrosé d'eau de javel. Pour cette fois, la gérante s'en tire avec un avertissement, malgré un problème d'hygiène noté par les inspectrices.

Pour les faits les plus graves, les établissements risquent une amende jusqu'à plusieurs dizaines de milliers d'euros. La répression des fraudes est parfois avertie par les clients eux-mêmes. Les contrôles sont renforcés dans les lieux touristiques et les produits incontournables des vacances n'y échappent pas. Les sanctions sont plutôt rares. Le travail des inspectrices est surtout de conseiller les restaurateurs. En moyenne, 25 000 contrôles sont réalisés en France chaque année.

TF1 | Reportage L. Merlier, Q. Trigodet


La rédaction de TF1info

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