VIDÉO - Alimentation : les prix doivent baisser le 1er juillet, est-ce déjà le cas ?

par La rédaction de TF1info | Reportage J. Corbillon, R. Asencio
Publié le 29 juin 2023 à 10h38

Source : JT 20h Semaine

Les industriels se sont engagés à baisser leurs prix à compter du 1er juillet.
À quelques jours de l'échéance, où en est-on ?
Le 20H de TF1 s'est penché sur la question.

Nous avons contacté les 75 groupes industriels à qui le gouvernement demande depuis plusieurs semaines des baisses de prix, à partir du 1er juillet. À quelques jours de cette échéance, seuls deux industriels nous ont confirmé des baisses chiffrées. Ainsi, Danone va notamment faire passer son lot de 16 yaourts natures de 3,23 à 2,50 euros. Panzani, de son côté, va faire baisser de quelques centimes ses paquets de pâtes. Et le producteur de préciser : "Nous espérons une deuxième baisse de prix en septembre, en fonction des cours du blé."

Pour tous les autres, aucune annonce. Des marques nous confirment des promotions à venir, mais à la marge. Pas de quoi sentir une réelle différence au passage en caisse. Alors que se passe-t-il en coulisse ? Manifestement pas grand-chose.

Pas de sanctions en perspective

La grande distribution en appelle au gouvernement pour changer la loi et forcer les industriels à renégocier les prix. Actuellement, cela n’est obligatoire qu’une fois par an. "Actuellement, les industriels ne jouent pas le jeu, alors qu'on a tous les signes, en Allemagne et en Espagne, d'une baisse des prix sur l'alimentaire depuis le printemps", fait valoir Dominique Schelcher, président de Système U, face à la caméra du 20H de TF1, dans le reportage visible en tête de cet article.

La réponse d’un représentant industriel sonne d'ailleurs comme une fin de non-recevoir : "Il n’y a pas matière à rouvrir les négociations sur les prix [...] Il y a plus de cours à la hausse qu’à la baisse", répond ainsi l’Institut de liaisons et d’études des industries de consommation.

Le vent semble avoir tourné aussi du côté du gouvernement : il y a quelques semaines, il menaçait de nommer publiquement les industriels qui ne joueraient pas le jeu mais aujourd’hui, le ton est différent. "Les négociations commerciales ne sont pas l'alpha et l'oméga. Si ça passe par des remises, cela nous va aussi", indique une source gouvernementale. Toujours pas de sanctions à l'horizon, donc. Mais d'après nos sources, Bercy recevra à nouveau les industriels la semaine prochaine. Objectif : entendre leurs propositions.


La rédaction de TF1info | Reportage J. Corbillon, R. Asencio

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