Cordons bleus, yaourts... De nouveaux produits épinglés pour "cheapflation"

par La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : S. Hembert, T. Leproux
Publié le 17 avril 2024 à 14h29, mis à jour le 17 avril 2024 à 15h37

Source : JT 13h Semaine

Certains produits deviennent moins bons, mais sont vendus au même prix, voire plus chers.
C'est le reproche formulé par l'organisation de consommateurs Foodwatch à l'encontre de plusieurs grandes marques.
Dans son viseur, ce mercredi, trois nouveaux produits.

Dans les rayons des supermarchés, vous ne pouvez pas vous en rendre compte au premier coup d’œil. Pourtant, de plus en plus de produits ont vu leur recette modifiée ou certains ingrédients baisser en quantité, alors que le prix, lui, au mieux, n'a pas bougé. Dans la plupart des cas, il a même grimpé. "C'est une tromperie pour le consommateur, qui ne peut pas le savoir", estime une femme dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. 

Le phénomène n'est pas récent, mais trois nouveaux produits viennent d'être épinglés par l'association de consommateurs Foodwatch. Nos journalistes ont donc fait le test ce mercredi matin.

Prenons l'exemple d'un yaourt : la quantité de sucre qu'il contient a changé. Une cliente que nous avons rencontrée en achète régulièrement. "Je ne le savais pas", admet-elle. D'autant que le prix des mêmes yaourts a grimpé de 25%. Autre exemple : des cordons bleus, qui intègrent à leur recette moins de poulet, et moins de fromage.

"Ce sont des changements récents et qui sont invisibles à l'œil nu lorsqu'on n'a pas l'ancien produit et la nouvelle recette pour comparer les deux", détaille Audrey Morice, charge de campagne chez Foodwatch.

Du côté des supermarchés, beaucoup dénoncent aussi cette méthode, baptisée la "cheapflation". "Nous on se refuse, par exemple sur notre marque, la marque U, à le faire, parce que c'est incompréhensible par les consommateurs", estime Dominique Schelcher, directeur général de Système U.

Les industriels, eux, se défendent de tromper les consommateurs. Pour le cordon bleu cité plus haut, par exemple, le fabricant parle de problèmes d'approvisionnement à cause de la grippe aviaire. "On a dû réduire de 4 grammes parce qu'on n'avait pas assez d'approvisionnement en France", répond Dylan Chevalier, directeur RSE chez Le Gaulois.

Les associations de consommateurs demandent aujourd'hui au gouvernement d'encadrer ces pratiques pour que les clients puissent être mieux informés.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : S. Hembert, T. Leproux

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info