Et si l'inflation était vraiment derrière nous ?
Son niveau au plus haut depuis quarante ans sur les produits alimentaires, mais ralentit enfin.
Dans plusieurs enseignes, les étiquettes sont nettement à la baisse sur des centaines de produits.

Cette habituée que nous avons suivie dans notre reportage (vidéo en tête)  achetait hier encore sa confiture plus de 5 euros.  Ce lundi matin, elle la trouve à 3,80 €. Chez Carrefour, 500 références enregistrent des baisses de 10 à 12%. Un tour de magie ? Non, c'est le fruit des négociations du magasin avec certains industriels, qui ont accepté de vendre moins cher leurs produits. "Il y a des marques qui se sont déjà assises à la table des négociations, se félicite Stéfen Bompais, directeur de l'expérience client du groupe Carrefour. Elles ont accepté de baisser les prix. Pour d'autres, c'est plus compliqué dans la négociation".  

Les enseignes sont engagées dans une espèce de course contre-la-montre
Olivier Dauvers, expert de la grande distribution

La nouveauté, c'est que ces diminutions de prix concernent aujourd'hui de grandes marques nationales. Mais ce mouvement va-t-il se retrouver dans toutes les enseignes ? Intermarché, Lidl, Leclerc ou encore Franprix, rognent sur leurs marges pour faire baisser leur marque distributeur, mais toutes sont en train de renégocier avec les industriels.

"Les enseignes aujourd'hui sont engagées dans une espèce de course contre-la-montre entre elles. Tous les distributeurs ont pris le pari que ces renégociations allaient arriver malgré tout pendant l'été, et donc se traduiront ensuite par des baisses de prix à la rentrée... D'où l'intérêt de le promettre le plus tôt possible", selon Olivier Dauvers, expert de la grande distribution. Plusieurs industriels vont donc baisser leurs prix ces prochaines semaines, car eux aussi veulent conserver des clients, toujours à la recherche des produits les moins chers.


La rédaction de TF1 | Reportage Justine Corbillon, Karine Betun

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