L'étiquette tricolore est de retour sur les appareils électroménagers.
Le secteur était accaparé en grande partie par les pays asiatiques.
Comment des entreprises françaises ont-elles réussi à grignoter des parts de marché et redevenir compétitives ?

Cet aspirateur, ce lave-vaisselle, ce four, cette bouilloire... Tous les modèles que l'on peut voir dans le reportage de TF1 en tête de cet article sont fabriqués en France. Les étiquettes tricolores se multiplient, dans des rayons d'où elles avaient complètement disparu. Une des attractions du salon du "Made in France", qui a ouvert ses portes ce vendredi 10 novembre, est ainsi un lave-vaisselle breton...

Le retour de l'électroménager blanc ?

Certes, il coûte 850 euros, contre 600 euros en moyenne pour ses concurrents. Mais son créateur justifie cet écart par l'innovation qu'il apporte. Les pièces de l'appareil ne sont pas soudées : cette machine est donc beaucoup plus facile à réparer, pièce par pièce, et à très bas coût. Les gros appareils électroménagers, connus aussi sous la dénomination d'"électroménager blanc" (frigidaires, réfrigérateurs, machines à laver...), avaient complètement disparu des chaînes de production française. On peut désormais trouver également en rayon des cuisinières à induction fabriquées en France, ce qui était impensable il y a peu. 

Un peu plus loin dans les allées du salon, on trouve une bouilloire française. À 289 euros, son prix pourrait en refroidir plus d'un. Mais avec sa forme conique, la marque trouve une clientèle d'amateurs de beaux objets, et d'une esthétique "vintage".

Certains fabricants français sont en revanche devenus très compétitifs. C'est notamment le cas pour la machine à café Malongo. Elle est vendue à 119 euros, soit seulement 25 euros de plus que sa voisine de rayon produite en Roumanie. Cet appareil électroménager a été totalement repensé et simplifié, dans son usine de la Roche-sur-Yon (Vendée). L'industriel avait fait le pari de la relocalisation il y a trois ans, en rapatriant sa production, auparavant située en Chine. 

Même performance près de Tours (Indre-et-Loire), pour un fabricant de sèche-cheveux haut de gamme. L'objet est vendu une centaine d'euros, un prix désormais très proche de ses concurrents. Ici, c'est la peinture de la coque plastique qui a été révolutionnée pour abaisser fortement le coût. À présent, l'objectif de ces fabricants français est d'exporter leurs produits en Asie et faire reconnaître la qualité française au pays du Made in China.


La rédaction de TF1info | Reportage : Valentin Dépret, Loïc Gorgibus

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