La contestation se poursuit contre la réforme des retraites officiellement adoptée ce lundi soir.
Du côté des raffineries et des dépôts de carburant, il y a eu, ce mardi matin, des premières réquisitions et des déblocages.
Objectif : ne pas revivre les pénuries de l'automne dernier.

Elle devait éviter la pénurie de carburant. La perquisition a plutôt ravivé la contestation. Depuis ce mardi matin, des dizaines de manifestants bloquent l'accès au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), dont une partie du personnel vient pourtant d'être remise au travail. Il est impossible pour les camions-citernes d'approcher.

Plus aucune goutte d'essence ou de gasoil ne sort de là, et les manifestants comptent bien faire durer le blocage. Il faudra l'intervention des CRS quelques minutes plus tard pour déloger les manifestants. Réquisitions dans le Sud, déblocage des piquets de grève plus au Nord au dépôt de Donges (Loire-Atlantique). Dans la nuit, la police a délogé des manifestants. Il y a eu quelques tensions.

Pas d'effet immédiat dans la matinée. Le seul camion croisé est celui des pompiers. Faut-il craindre alors une pénurie à l'échelle nationale, pas encore, mais la situation se tend. Il y a deux jours, seules 4% des stations étaient concernées, 8% lundi et 10% ce mardi. À Paris par exemple, devant certaines stations, des files d'attente sont en train de se créer.


La rédaction de TF1 | Reportage Charles Diwo

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