Lessive, savon... La vente en vrac gagne du terrain

par La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : C. De Kervenoaël, H. Rioux Du Cosquer, F. Mignard
Publié le 19 avril 2024 à 8h55

Source : JT 20h Semaine

La vente en vrac est une pratique déjà répandue pour l'alimentation.
Et désormais, elle se développe pour les produits d'hygiène, le savon, les cosmétiques.
Le 20H de TF1 a tenté l'expérience.

Vous connaissez le vrac pour le riz, les noix de cajou ou encore la farine. Mais désormais, la tendance s’étend aux produits liquides : shampooing, lessive, et même démaquillant. Depuis plus d’un an, Steffi en a fait son quotidien. "J'ai mon gel douche, mon shampooing en vrac, ma lessive, qui fonctionne même mieux que celle que j'avais avant", présente-t-elle dans le reportage du 20H de TF1 visible en tête de cet article.

Cette nouvelle façon de consommer lui a fait économiser près de 150 euros de produits ménagers en un an et demi, et pas moins d’une vingtaine de bouteilles en plastique. "Je ne suis pas parfaite en écologie mais je fais des petits gestes. C'est beaucoup plus économique, écologique et plus pratique, clairement", explique-t-elle.

Le vrac en cosmétique et en hygiène, un vrai bon plan ?

Pendant longtemps, le vrac en cosmétique et en hygiène n'existait que dans quelques magasins spécialisés, souvent bio. Mais aujourd’hui, vous pouvez le retrouver dans vos rayons de supermarché. Exemple chez une grande enseigne qui a sauté le pas il y a un an et demi. On y trouve désormais quatre références de produits vendues dans 500 magasins en France. Et cela fonctionne.

"Ça limite l'utilisation des emballages. On réduit notre empreinte écologique. Et ça permet aussi d'avoir accès à un produit moins cher qu'un produit classique", détaille Stefen Bompais, directeur de la communication clients chez Carrefour.

Le vrac en cosmétique et hygiène est-il un vrai bon plan ? Prenons l’exemple d’un produit de lessive classique. Son équivalent vendu en vrac coûte 26% moins cher. En revanche, aujourd'hui, l'offre de produits est encore très restreinte, bien davantage que dans l'alimentaire. Car le vrac liquide doit répondre à des exigences sanitaires. Pour les respecter, dans une pharmacie les recharges de produits sont livrées fermées pour une problématique de conservation.

D'ici 2030, 20% des surfaces des magasins de la grande distribution devra être consacrée au vrac. "Il y a un potentiel énorme pour atteindre les 20% grâce à tout ce qui va être non alimentaire, et liquide notamment", développe Chloé Liard, directrice développement du réseau vrac.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : C. De Kervenoaël, H. Rioux Du Cosquer, F. Mignard

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