Pouvoir d'achat : les produits "anti-inflation" scrutés par la Répression des fraudes

par La rédaction de TF1info | Reportage : Kevin GAIGNOUX et Kyliann MOREAUX
Publié le 20 juillet 2023 à 19h35, mis à jour le 20 juillet 2023 à 20h10

Source : JT 13h Semaine

Depuis mars dernier, plusieurs grandes enseignes françaises sont engagées dans une opération anti-inflation.
Elles assurent à leurs clients qu'un certain nombre de produits sont vendus au prix le plus bas possible.
Pour vérifier que les magasins tiennent leur promesse, des contrôles sont menés par les inspecteurs de la Répression des fraudes.

Une sélection de produits censés être vendus à prix coûtant. C'est l'engagement pris depuis mars dernier, par plusieurs grandes enseignes françaises, engagées dans une opération anti-inflation. Si la démarche a de quoi séduire les Français soucieux qu'on se préoccupe de leur pouvoir d'achat, certains mettent en doute le sérieux, voire l'honnêteté de la démarche. "C'est de la pub, on nous prend pour des jambons c'est le cas de le dire", soupçonne dans le reportage en tête de cet article une cliente d'Ille-et-Vilaine, quand une seconde renchérit : "Il y aura une quantité inférieure ou quelque chose c'est sûr, il faut tout analyser".

Que les plus inquiets se rassurent : depuis le printemps, la répression des fraudes veille au grain. Dans le département, des contrôles sont menés sur pas moins de 500 produits par semaine pour vérifier que les magasins ne trichent pas sur les prix.

"Le premier juge ce sont les consommateurs"

Plus en détail, depuis le printemps, chaque semaine pendant un mois, des inspecteurs de la répression des fraudes surveillent respectivement un panier de 50 produits pour vérifier que les prix n'ont pas augmenté. À noter que ces derniers ne se fient pas uniquement aux tarifs affichés. 

Verdict : dans l'ensemble, les opérations anti-inflation semblent être respectées par les grandes surfaces. "Il y a des magasins qui ne rentraient pas dans le cadre et qui ont eu des amendes mais dans la majorité des cas les magasins sont dans le cadre de la loi parce que les premiers juges ce sont les consommateurs", analyse Elisabeth Cony, Fondatrice de Madame Benchmark. En témoigne la seule et unique augmentation constatée sur un produit, après un mois de contrôle, dans l'enseigne où a été tourné notre reportage. 

"Des réponses graduelles aux anomalies"

Mais les inspecteurs le rappellent : l'objectif est de pousser les enseignes à respecter leur engagement et non pas de réprimer la moindre erreur.  "Les réponses qu'on apporte aux anomalies sont toujours graduelles", résume Virshna Heng, directeur adjoint de la direction départementale de la protection des populations d'Ille-et-Vilaine. Et d'illustrer : "Par exemple sur cette liste des 150 produits sur lesquels il y a un engagement, si la moitié d'entre eux pose problème là nous n'hésiteront pas nous sanctionnerons par un procès-verbal d'infraction".

Pour rappel, les clients ont eux aussi la possibilité de signaler des erreurs constatées dans les magasins via l'application SignalConso. Il suffit d'y sélectionner le type de problème rencontré, de renseigner le produit concerné puis de préciser la raison exacte. Si les magasins ne prolongent pas le dispositif, cette opération s'achèvera en septembre. 


La rédaction de TF1info | Reportage : Kevin GAIGNOUX et Kyliann MOREAUX

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