VIDÉO - Toujust : que vaut le nouveau magasin discount qui débarque en France ?

par Benoît LEROY | Reportage : Valentin Depret et Guillaume Vuitton
Publié le 1 mars 2023 à 14h59, mis à jour le 2 mars 2023 à 11h37

Source : JT 13h Semaine

Nouvelle venue sur le marché du hard discount, l'enseigne Toujust a ouvert son premier magasin français ce mercredi dans le Gard.
Avec un engagement double : proposer des petits prix aux clients et mieux rémunérer les producteurs.
Origines des produits, tarifs... Le 13H de TF1 s'est intéressé aux dessous de la marque low cost.

L'objectif est clair : entrer de plain-pied sur le marché de la grande distribution. Ce mercredi 1er mars, Toujust a ouvert son premier magasin en France, à Alès (Gard). La promesse ? Proposer des produits en moyenne 5 à 10% moins chers que ceux de ses concurrents. Si de bonnes affaires sont à la clé, notamment sur l'huile ou des produits ménagers, ce n'est pas forcément le cas de l'ensemble des 7000 références. "Les flageolets, je les trouve à 1,40 euro. Là, ils sont à 1,56 euro", tempête une cliente au micro du 13H de TF1.

Autre point à noter, tout ne vient pas de France. Loin de là. Du jus d'orange espagnol, des cuisses de poulet polonaises, des clémentines israéliennes ou encore des haricots verts tout droit venus du Kenya... Sur son site, l'enseigne se vante pourtant de proposer "70% de produits fabriqués en France". Pour tenter de proposer des prix plus compétitifs, dans les rayons, près de trois produits sur quatre sont issus de marques inconnues du grand public. "Ce sont [des] produits que vous ne trouvez pas dans le réseau de la grande distribution habituellement. Il n'y a pas de [dépenses de] marketing, on aura donc [des prix] beaucoup moins cher", explique Fabrice Gerber, le fondateur.

Se passer des intermédiaires pour faire baisser les prix

Pour faire baisser le prix de sa limonade ou de ses soupes, l'enseigne traite directement avec les producteurs. Ces derniers sont, eux-mêmes, actionnaires de l'entreprise. Résultat, Toujust parvient à vendre du gaspacho produit dans le Gers, à quelques kilomètres du magasin, "entre 2,50 et 2,95 euros", assure Fabrice Gerber dans le reportage en tête de cet article. Et ce alors qu'il sera affiché à 6,50 euros chez ses concurrents, du fait de l'existence d'intermédiaires entre le producteur et le distributeur.

Du côté des producteurs participants, l'espoir est de mise : tous s'attendent à être mieux rémunérés. "Les prix d'achats doivent être plus élevés que dans d'autres magasins classiques", confirme Philippe Castanier, maraîcher à Saint-Christol-lez-Alès (Gard). "Au fil des saisons, on aura d'autres articles à proposer : salades, courgettes, etc.", poursuit-il.

Dans un secteur toujours plus concurrentiel, l'enseigne est cependant loin d'être à la seule à tenter de conquérir le porte-monnaie des consommateurs français. Après l'arrivée de l'Espagnol Primaprix en novembre 2022, l'allemand TEDi débarquera dans l'Hexagone dans le courant du printemps. Ce sera ensuite au tour d'Atacadão - filiale de Carrefour - d'ouvrir ses portes, en septembre 2023.


Benoît LEROY | Reportage : Valentin Depret et Guillaume Vuitton

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