Un casque de moto pour moins de 10 euros : quand les colis perdus deviennent des achats surprise

par Virginie FAUROUX | Reportage TF1 : Matthias Berringer et Baptiste Sisco
Publié le 21 janvier 2024 à 14h44

Source : JT 20h WE

La revente de colis perdus est le nouveau concept qui cartonne un peu partout en France.
Le principe est simple : comme une pochette surprise, on achète avant d'ouvrir pour la modique somme de 14 euros le kilo.
Mais vous allez voir qu'on n'en a pas toujours pour son argent.

Dans ce centre commercial lillois, certains attendent depuis plus d'une heure pour tenter leur chance à une vente éphémère de colis perdus, et ils ne savent même pas ce qu'ils vont trouver. Lorsque les portes s'ouvrent, le gérant rappelle les règles. "Le principe, c'est 14 euros le kilo et il est vraiment interdit d'ouvrir les colis", annonce Jérémy Martinez, créateur de Destock Colis. Mais libre à vous de fouiller, tâter ou tendre l'oreille à la recherche de la perle rare. "J'espère trouver une tablette ou un PC, on verra", souhaite un étudiant à l'affût.

Il y a des zips, c'est assez dur, je sais pas, mais on va le prendre
Une cliente de Destock Colis

Un peu partout dans ce magasin, on trouve des colis égarés ou non récupérés, qui sont revendus à l'aveugle. Alors pour trouver l'objet de leur rêve, certains ont leurs petites techniques. "Il y a des zips, c'est assez dur, je sais pas, mais on va le prendre", expertise une habituée. Et une fois les colis pesés et payés, il n'y a plus qu'à déballer pour les plus impatients. À vous, peut-être, un casque de moto pour moins de dix euros ou un ordinateur dernier cri pour 30 euros, comme cela a pu être dévoilé sur les réseaux sociaux où le phénomène cartonne.

À moins que la chance ne vous sourie pas vraiment, voire pas du tout. "XL, c'est un peu trop grand", lâche une adolescente, visiblement déçue. Tandis qu'un jeune homme se retrouve avec le parfait déguisement de la Mère Noël, tout en gardant le sourire. Mais il y a aussi de bonnes surprises. "Une petite paire de cache oreilles pour ma fille qui adore ça, donc ça va lui faire plaisir", se réjouit ainsi une mère de famille. Au total, plus de 1000 clients se sont croisés ce samedi dans les allées de ce magasin. "Mercredi, on avait 20 tonnes et il doit nous rester deux tonnes et demie", calcule Jérémy Martinez.

Depuis 2022, les plateformes de vente ne peuvent plus détruire leurs invendus, elles doivent les valoriser. Du coup, plusieurs sociétés ont flairé le filon : elles achètent ces colis non réclamés ou égarés à très bas prix. D'autres ventes sont déjà programmées un peu partout en France, dans les prochaines semaines.


Virginie FAUROUX | Reportage TF1 : Matthias Berringer et Baptiste Sisco

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