Conso : vrac, pourquoi les Français restent méfiants ?

par La rédaction de TF1info | Reportage Pierre Corrieu, Simon Humblot et Thierry Marquez
Publié le 19 novembre 2022 à 14h37

Source : JT 20h WE

En 2030, la France imposera aux supermarchés de plus de 400 m2 de proposer 20% de leurs marchandises en vente en vrac.
Pour autant, le vrac n'arrive pas à se développer en raison des blocages psychologiques, des innovations devraient répondre à toutes ces craintes.

Quand on parle de vrac, il y a d'abord les convaincus et il y a ceux qui trouvent encore trop de défauts. L'hygiène, c'est l'un des principaux freins à ce mode de vente, surtout depuis la crise sanitaire et l'habitude des gestes barrières. 

La question de l'hygiène

Hélène Archaimbault, gérante d'une épicerie en vrac, en a bien conscience. "À chaque fois qu'un bac se termine, on nettoie le bac et c'est rempli avec un nouveau lot. On désinfecte les poignées, on désinfecte le dessus du bac, car les gens ouvrent le bac et comme ça, ça permet vraiment d'assurer la propreté et l'hygiène du produit", explique-t-elle. Chaque lot est également tracé pour pouvoir le retirer rapidement de la vente en cas de problème d'hygiène.

Autre frein, le fait de découvrir le prix après s'être servi. Une innovation pourrait résoudre ce problème. L'objectif : calculer en direct le poids et le prix de ce que vous versez dans votre bocal, un peu comme aux stations-essence. Pour rassurer le client, ce système permet quant à lui de se servir sans avoir à ouvrir le bac. "On a aujourd'hui du vrac en France depuis les années 80 et pour autant, les équipements de vente n'avaient jamais été remis en question. En l'espace de six ans, il y a eu plus d'une soixantaine d'innovations qui sont sorties", affirme Célia Rennesson, directrice générale de Réseau Vrac.

Innover et rassurer, les vendeurs en vrac ont de nombreux chantiers devant eux. "La première, c'est le prix. Il faut que ça soit ici, le vrac le moins cher. Et puis la deuxième clé, c'est que le client retrouve sa grande marque. C'est pour ça qu'on a fait un projet avec des grandes marques internationales", lance Bertrand Swiderski, directeur développement durable pour le groupe Carrefour. C'est un enjeu crucial pour les supermarchés de plus 400 m2, puisqu'à l'horizon 2030, ils seront obligés de consacrer 20% de leur surface au Vrac. 


La rédaction de TF1info | Reportage Pierre Corrieu, Simon Humblot et Thierry Marquez

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