Le XV de France a réalisé un match difficile contre des Uruguayens prêts à en découdre.
Si les Bleus sont parvenus à gagner (27-12), la presse a regretté une rencontre compliquée, loin de ce que l'équipe a pu faire contre les All Blacks.
Face à de l'indiscipline et des approximations, les observateurs espèrent des rectifications face à la Namibie jeudi.

Le score est presque similaire, mais une semaine plus tard, l'ambiance est bien différente au lendemain du match du XV de France. Après une victoire inaugurale 27 à 13 contre la Nouvelle-Zélande, les Bleus se sont de nouveau imposés, 27 à 12, pour leur deuxième rencontre de la phase de groupe. Mais contre une équipe uruguayenne, 17ᵉ nation au classement World Rugby et présentée comme une victoire facile, l'équipe de France, largement remaniée, a bégayé son rugby. Une approximation que la presse n'a pas loupée.

"Au nord, c'était très brouillon", titre ainsi en une L'Équipe, ce vendredi 15 septembre, faisant référence à la chanson de Pierre Bachelet, Les Corons, alors que le match se déroulait au stade Pierre-Mauroy, à Villeneuve d'Asq, dans la banlieue de Lille. Un jeu de mots qui vient souligner les grandes difficultés auxquelles les Bleus ont été confronté. "Ce fut poussif, mal engagé, mal terminé, et au milieu un remugle de rugby, sans âme ni direction", note le quotidien sportif. Une rencontre qualifiée de "match piège par excellence", dans lequel les Tricolores sont tombés "les deux pieds dedans"

Les Bleus sont qualifiés de "petits vainqueurs" par Le Monde, tandis que Le Figaro parle carrément d'une "médiocrité générale". Les nombreuses mêlées perdues ont donné selon le journal "une infecte bouillie de rugby, qui éteint petit à petit un stade qui avait montré son envie de s'enflammer". "On n'a pas reconnu les Bleus", titre également Le Parisien, qui juge Anthony Jelonch et ses coéquipiers "pâlichons". Sud Ouest, de son côté, répond en mettant en une des "Bleus pâles", qui remportent une "petite victoire".

D'autant que le désastre a été évité de peu. Face à cette rencontre largement à la portée du XV de France, en lice pour aller chercher un premier titre mondial, les Bleus se sont faits peur, comme le note encore L'Équipe. Pour Libération, même, "le XV de France frôle la catastrophe" et ironise sur "la meilleure équipe du moment", que Fabien Galthié avait assuré avoir alignée pour cette rencontre. Les médias regrettent par ailleurs que le XV de France n'ait même pas réussi à obtenir le point de bonus offensif, "qui était pourtant dans les cordes de ces Bleus, face à un adversaire peu coté", estime le quotidien sportif.

"La délivrance", met ainsi en une La Voix du Nord, soulignant à quel point la rencontre a pu être compliquée face à "une valeureuse équipe uruguayenne, qui a fait trembler le stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d'Ascq et le XV de France jusqu'à cinq minutes de la fin du match". Devant une telle prestation, la presse appelle donc les Bleus de Fabien Galthié de rectifier le tir, et ce, dès la prochaine rencontre, face à la Namibie, jeudi 21 septembre, au Vélodrome de Marseille.


Aurélie LOEK

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