14 Juillet : le défilé et l'interview du Président de la République

"Le bonheur et l'excitation ont pris le pas sur l'appréhension" : Denis Brogniart raconte son 14-Juillet

Propos recueillis par Idèr Nabili
Publié le 15 juillet 2021 à 8h45
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

INTERVIEW - Pour la fête nationale, Denis Brogniart s'est livré à un exercice inédit en direct sur TF1 : une exfiltration par les airs de ressortissants français prisonniers dans un port. Comment a-t-il vécu ce moment saisissant ? Le présentateur de Koh-Lanta nous répond.

C'est un exercice inédit et à couper le souffle auquel s'est livré Denis Brogniart en ce jour de fête nationale. À l'issue d'un long exercice militaire, le journaliste et présentateur de TF1 est reparti de l'île du Levant (Var) par les airs, prenant la place d'un ressortissant français prisonnier dans un port. 

Avec plusieurs commandos, il s'est agrippé le long d'une grande corde, appelée grappe, accrochée à un hélicoptère, et a survolé la Méditerranée, face au vent, avant de se poser quelques minutes plus tard sur le pont du porte-hélicoptère Dixmude. Une démonstration interarmées qui a permis de dévoiler aux téléspectateurs les coulisses d'une telle opération.

"C'est très, très impressionnant", réagissait alors à chaud Denis Brogniart, au cours d'une séquence "pas évidente du tout". L'émotion d'une opération saisissante passée, le présentateur de Koh-Lanta s'est livré à LCI. Comment a-t-il vécu ce moment inédit ? Qu'a-t-il ressenti en survolant la mer à plus de 250 mètres de hauteur, les pieds dans le vide ? Denis Brogniart nous répond.

L'opération à laquelle vous avez participé vise à exfiltrer des ressortissants par les airs. Avez-vous hésité avant d'accepter d'y participer ?

Je n'hésite jamais, au contraire, je suis toujours prêt. J'ai une vraie appétence pour le milieu militaire. Ce sont des personnes pour qui j'ai à la fois de l'admiration et du respect. Cela fait partie de ce que je fais depuis plus de 10 ans à TF1. Donc non, je n'ai pas hésité une seule seconde.

S'il y avait eu une trop grande peur, j'aurais eu du mal à parler

Denis Brogniart

Sur le direct, vous avez déclaré : "C'est un truc de dingue". Mais avez-vous eu peur ?

Peur, c'est un bien grand mot, mais il y avait forcément une appréhension. Je ne vous cache pas que lorsque l'on vous accroche le mousqueton à la corde sous l'hélicoptère, qu'il prend de la hauteur, et que vous vous retrouvez pendu à une corde avec cinq commandons à plus de 250 mètres dans le vide, c'est à la fois extraordinaire, mais il y a beaucoup d'appréhension. J'essaie de toujours voir le verre à moitié plein : le bonheur et l'excitation ont dominé. S'il y avait eu une trop grande peur, j'aurais eu du mal à parler.

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Les conditions météorologiques ont rendu l'opération encore plus spectaculaire…

Oui, il y avait plus de 100 km/h de vent. C'était sublime de voir la mer démontée, de passer au-dessus des reliefs de l'île du Levant, et de se poser sur le porte-hélicoptère. Je jubile à chaque fois que j'ai la chance de faire des choses comme cela. Mais il faut bien comprendre que cela a été moins une qu'on ne le fasse pas à cause du vent. Sans des pilotes d'exception, cela aurait été plus difficile.

On vous a senti ému au moment de l'atterrissage. Qu'avez-vous ressenti ?

Beaucoup de gratitude. En ce jour de fête nationale, nous avons essayé de démontrer les compétences des militaires à travers des opérations et des démonstrations d'entraînement, en nous calquant au plus près des véritables opérations en théâtre extérieur. C'était vraiment un moment d'exception.


Propos recueillis par Idèr Nabili

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