Accusé de viol par l’actrice Sand Van Roy, le réalisateur Luc Besson obtient un non-lieu

Jérôme Vermelin avec AFP
Publié le 9 décembre 2021 à 16h40
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Source : Sujet TF1 Info

JUSTICE - Plus de trois ans après avoir été accusé de viol par la comédienne Sand Van Roy, le réalisateur Luc Besson a obtenu ce jeudi un non-lieu. Contestant la procédure, la jeune femme annonce vouloir porter plainte contre la magistrate en charge de l’affaire.

C’est peut-être la fin d’un long feuilleton judiciaire. La juge d'instruction Marie-Claire Noiriel a prononcé jeudi un non-lieu en faveur du cinéaste français Luc Besson, accusé de "viol" par l'actrice belgo-néerlandaise Sand VanRoy depuis plus de trois ans. La magistrate a suivi les réquisitions du parquet de Paris, qui avait réclamé le 8 octobre dernier l'abandon des poursuites dans cette affaire très médiatisée.

Luc Besson, âgé de 62 ans, conteste les accusations qui le visent. Il n'a pas été mis en examen mais seulement placé sous le statut moins incriminant de témoin assisté le 25 janvier dernier, à l'issue d'une longue audition. La plaignante, 31 ans, conteste de longue date la procédure menée par la justice française qu'elle estime biaisée et incomplète et qui a "détruit" sa vie.

"Je regrette d'avoir porté plainte, ce pays ne protège pas les victimes des gens connus", affirmait l'actrice belgo-néerlandaise dans un entretien diffusé mi-novembre sur France 2. Ce jeudi, elle annonce sur Twitter une "plainte pour faux" visant la magistrate.

L'affaire avait démarré avec la plainte pour viol déposée le 18 mai 2018 par l'actrice contre Luc Besson après un rendez-vous dans un palace parisien. Deux mois plus tard, elle avait dénoncé d'autres viols et agressions sexuelles, commis selon elle au cours de deux années d'une "relation d'emprise professionnelle" avec le cinéaste.

Le cinéaste et la comédienne avaient été confrontés une fois, en décembre 2018, dans les locaux de la police judiciaire, lors de l'enquête préliminaire. Ses plaintes avaient été classées sans suite en février 2019 par le parquet de Paris, qui estimait n'avoir pu "caractériser l'infraction dénoncée".

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"Je n'ai jamais violé une femme de ma vie (...) Je n'ai jamais contraint physiquement ou moralement une femme à quoi que ce soit", avait balayé Luc Besson en octobre 2019.  "Je regrette d'avoir eu une relation avec cette jeune fille alors qu'effectivement il y a un rapport de subordination, même si je ne l'ai pas vécu comme ça, mais c'est une évidence", avait-il ajouté.

Après les dénonciations de l'actrice, huit autres femmes avaient témoigné auprès de Mediapart de gestes déplacés, voire d'agressions sexuelles de la part du réalisateur du Grand Bleu, Nikita ou encore Le Cinquième Elément. Les faits étaient en grande partie prescrits.


Jérôme Vermelin avec AFP

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