JUSTICE - Accusé d’agression sexuelle par une jeune femme américaine, le prince Andrew est concerné par une plainte dont la recevabilité sera décidée par les juges dans les prochains jours. Sa défense plaide le rejet de la procédure.

La semaine à venir pourrait être cruciale pour le prince Andrew. À New York, la justice va examiner la validité d'une plainte au civil déposée par une Américaine prénommée Virginia Giuffre, qui accuse le deuxième fils de la reine Elizabeth d'agressions sexuelles commises à trois reprises en 2001. 

Ces faits, qui ont toujours été niés par le prince Andrew, auraient été commis par l'entremise du couple formé par la mondaine britannique Ghislaine Maxwell et son compagnon et complice, le multimillionnaire américain Jeffrey Epstein, lequel s'est suicidé en prison à New York en août 2019 avant son propre procès pour crimes sexuels. 

La plainte en question, qui vise à obtenir des dommages et intérêts, fait l'objet de multiple tentative de blocage par les conseils juridiques du prince Andrew. Mais, ce lundi, deux juges d'un tribunal de Manhattan, doivent publier un accord scellé en 2009 devant la justice américaine entre Jeffrey Epstein et Virginia Giuffre. La défense du prince affirme depuis des mois que cet accord protège leur client et d'autres protagonistes de toute action en justice de Virginia Giuffre.

Un procès entre septembre et décembre 2022 ?

Mardi, une audience en visio-conférence, en présence d'un des deux juges ainsi que les avocats des deux parties, doit permettre de déterminer si la plainte doit être écartée ou non. Vendredi, le juge a d'ores et déjà rejeté une autre demande en nullité formulée par le prince et duc d'York, au motif que l'Américaine ne pouvait pas agir en justice à New York car elle "réside" en Australie et non aux États-Unis. Si tous ces recours échouent, un procès civil pourrait se tenir "entre septembre et décembre" 2022, avait laissé entendre le juge Lewis Kaplan. 

De leurs côtés, les avocats de Virginia Giuffre réclament que le prince Andrew dispose d'un certificat médical attestant que son corps ne peut pas transpirer. Et pour cause, lors d'une interview accordée à la BBC en novembre 2019, le membre de la famille royale britannique avait nié avoir dansé "en sueur" avec Giuffre dans une boite de nuit de Londres il y a plus de 20 ans, comme la plaignante l'avait raconté, indiquant qu'il souffrait d'une impossibilité de "sudation" depuis 1982. 

Les liens établis entre le prince Andrew, Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell et Virginia Giuffre semblent être prouvés par de nombreuses photos. L'une d'entre elles, datée de 2000, montre notamment le prince Andrew et Virginia Giuffre se tenant par la taille, tout sourire, avec Ghislaine Maxwell en arrière-plan. Le fils de l'Elizabeth II a toujours "catégoriquement" démenti les accusations et a même émis des doutes sur l'authenticité de cette photo.


Julien VATTAIRE

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