Ahmed Sylla : ''Valérie Damidot n'a pas réussi à me serrer la tête entre ses seins''

Judith Korber
Publié le 1 octobre 2015 à 16h14
Ahmed Sylla : ''Valérie Damidot n'a pas réussi à me serrer la tête entre ses seins''

AH AH AH - L'humoriste joue actuellement son one man show ''Ahmed Sylla avec un grand A'' à la Comédie de Paris. Un spectacle très drôle dans lequel le comique qui monte se remémore une de ses rentrées des classes ou ses relations tumultueuses avec son père.

Vous êtes actuellement sur la scène de la Comédie de Paris pour votre one man show ''Avec un grand A''. A comme Ahmed, Abeille ou Amour de la scène. Elle remonte à loin cette idylle ?
Ça remonte au 10 mars 1990, le jour où je suis sorti du ventre de maman. Sinon, pour de vrai, j'ai toujours aimé partager avec les gens et les faire rire. J'ai également derrière moi 7 ans de théâtre au collège et au lycée.

En classe, vous étiez plutôt sérieux ou rigolo de service ?
Au milieu. Je n'étais pas un mauvais élève mais j'aimais bien arriver le matin en me disant 'Allez challenge, je vais faire rire la prof de math.' J'étais un peu le clown de la classe mais je n'étais pas un relou.

Quand avez-vous décidé de tenter votre chance et d'en faire votre métier ?
En 2012, quand j'ai vu qu'on pouvait vraiment gagner sa vie grâce à ''On ne demande qu'à en rire'' (ONDAR). Avec mon frère, qui est co-auteur, on a alors décidé de faire un spectacle.

Quel souvenir gardez-vous de ''ONDAR'' ?
Je dois tout à cette émission et à Laurent Ruquier. Avec l'exposition, j'ai pu tourner dans ''Alice Nevers, le juge est une femme.'' Cette série a été une super expérience. J'ai eu la chance que les acteurs Marine Delterme et Jean-Michel Tinivelli me prennent sous leurs ailes.

''Même si je deviens Jamel Debbouze, je ne marcherai pas torse bombée''

Ça ne vous a pas monté à la tête cette exposition ?
J'ai eu la chance d'être entouré par mon frère et de ne pas être jeté dans le bain comme ça. J'ai pu avoir cette froideur d'esprit qui me fait dire encore aujourd'hui que rien n'est acquis. J'ai un spectacle, on me reconnaît dans la rue mais je ne provoque pas d'émeute. Même si je deviens Jamel Debbouze, je ne marcherai pas torse bombée. Je viens d'un milieu modeste, ce serait un affront pour mes parents.

Est-ce qu'il y a un fil rouge dans ''Avec un grand A'' ?
Oui, je raconte ce qui m'a donné envie de monter sur scène. J'explique notamment que je me cherchais beaucoup et ça a été très compliqué pour mon papa. Ma mère était d'accord pour tout à condition que j'ai mon bac. Et je l'ai eu !

Vous parlez pas mal de vos parents dans ce spectacle. Ils l'ont vu ?
Pas encore ! Mais je joue à Nantes le 24 février prochain et je vais bien évidemment les inviter. Non, mon père je vais plutôt lui faire payer sa place. Il le mérite !

Sur scène, vous chambrez pas mal le public. L'improvisation c'est quelque chose qui vous plaît ?
Oui parce qu'on n'a jamais le même spectacle [le soir de notre venue c'était vraiment réussi, ndlr], ça dépend des gens, de l'ambiance de la salle. Avec l'impro, le champ des possibles est ouvert à l'infini. En plus, on ne maîtrise pas et on se met en danger. Ça fait monter l'adrénaline. Mais dès fois, on tombe à côté.

Justement, vous êtes-vous déjà pris un bide monumental ?
Ça m'est arrivé avec ''ONDAR''. Je me rappelle notamment du sketch ''Qui casse un vélib le répare'', c'est à oublier. En même temps, ça forge.

''Je me suis bien marré avec Rohff''

Sur scène, vous nous communiquez votre bonne humeur. Vous êtes aussi joyeux dans la vraie vie ?
Tout à fait, sauf quand je suis en retard, je déteste ça [Rires. Ahmed est arrivé avec presque une demi-heure de retard à notre rendez-vous]. Mais je me lève toujours avec la banane !

Vous avez été dans "L'Académie des 9" sur NRJ12 à la rentrée. Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette case ?
Je regardais déjà cette émission quand j'étais petit... Non, c'est pas vrai. Ils cherchaient de fortes personnalités et quand c'est un truc de bande et qu'on se marre, moi j'y vais. Malheureusement l'émission est victime d'une concurrence super forte. Aujourd'hui, on ne peut pas lutter contre ''Touche pas à mon poste''.

Et Valérie Damidot, qui vous avait menacé de serrer votre tête entre ses seins. Elle a finalement réussi ?
Non, elle n'a pas réussi. J'ai été plus vif que ça !

On vous a également vu dans le dernier clip de Rohff, ''Sans forcer''. C'est vraiment le grand écart...
Oui, je suis super éclectique. Ils voulaient faire un clip assez léger et drôle pour contraster avec l'image dure de Rohff. J'écoutais ce rappeur quand j'avais 14 ans. J'aime beaucoup cet artiste. Après je le connaissais aussi à travers ses clashs, notamment avec Booba, et son passé judiciaire. Mais il est profondément gentil et il n'est pas fier de ce qui a pu se passer. On s'est vraiment marré à faire ce clip.

''Ahmed Sylla avec un grand A'' à la Comédie de Paris , 42, rue Pierre Fontaine, Paris IXe. Tarif : 16 à 32 €.

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Judith Korber

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