"Ainsi va la vie" : Michael Douglas et Diane Keaton s’aiment enfin... au cinéma !

Mehdi Omaïs
Publié le 14 septembre 2016 à 18h05
"Ainsi va la vie" : Michael Douglas et Diane Keaton s’aiment enfin... au cinéma !

Source : Dark Star

ON AIME – 27 ans après "Quand Harry rencontre Sally", le cinéaste Rob Reiner n’a visiblement rien perdu de son amour pour la comédie romantique. Dans Ainsi va la vie, en salles ce mercredi, il réunit pour la première fois à l’écran Michael Douglas et Diane Keaton. Plus mièvre et moins inspiré qu’à ses débuts, le cinéaste déploie toutefois une parenthèse agréable et divertissante.

Quand un chien crotte sur la pelouse des maisons dont il s’occupe, l’agent immobilier Oren Little le sulfate avec des balles de paintball. Bougon, bilieux, insolent : il est comme ça le héros de Ainsi va la vie, le nouveau film de Rob Reiner. Un homme esseulé, incivique, qui parle crument et sans distinction générationnelle à tous ceux qui font l’affront de croiser son chemin. Le constat est d'ailleurs sans appel : tout le monde adore le détester, de ses locataires jusqu’à la majorité de ses collègues de travail.

Et pourtant, sous la pierre qui parait avoir colonisé chaque parcelle de son cœur se planque une douceur ne demandant qu’à bourgeonner. L’embellie s’amorce ainsi quand son fils, sur le point d’aller en prison, lui confie sa bambine de 9 ans dont il ne soupçonnait pas l’existence. Pris de court, le soixantenaire, incarné par Michael Douglas, va appeler à la rescousse sa voisine Leah (Diane Keaton), une femme patiente et bienveillante qui, comme lui, souffre d’un douloureux veuvage. 

Histoire inconséquente pour personnages attachants

A leur contact, Oren reprend petit à petit goût à la vie, retrouvant ce sourire qu’il pensait avoir déjà enterré dans la tombe de ses souvenirs. Bien des années après Quand Harry rencontre Sally et Le président et Miss Wade, dans lequel il dirigeait déjà Michael Douglas, Rob Reiner nous revient avec une partition amoureuse mineure à qui il octroie une générosité majeure. Si Ainsi va la vie surfe une ixième fois sur la thématique de la reconstruction sentimentale, l'entreprise en question a la bienséance de dégager un petit pouvoir de séduction qui fait son effet.

Avec son scénario dont on devine chacun des dénivelés, cette divagation fortifiante avait pourtant tout pour se casser la figure. Dès le départ, tout (ou presque) est couru d’avance : Oren mettra forcément de l’eau dans son vin, développera à coup sûr une affection toute particulière pour sa petite-fille et tombera obligatoirement amoureux de Leah. Soyons clairs : à 69 ans, Rob Reiner n’a cure de sa mise en scène, digne d’un téléfilm destiné à une obscure chaîne romantique, mais il réussit tout de même, grâce au talent de ses deux interprètes, à enduire ce couple-star d’un charme certain. 


Mehdi Omaïs

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