Arthur H : " J'ai toujours été touché par les caissières"

Le service METRONEWS
Publié le 18 septembre 2014 à 16h22
Arthur H : " J'ai toujours été touché par les caissières"

CONFIDENCES – C'est l'un des musiciens les plus singuliers de sa génération, l'un des plus éclectiques aussi, passant de la chanson au rock, du jazz à l'électro en un éclair d'inspiration. Rencontre avec Arthur H, à quelques jours de la sortie de son nouvel album, "Soleil Dedans" (Polydor), propulsé par l'excellent single, "La caissière du super".

Il revient de Montréal, où il a enregistré Soleil Dedans, son nouvel album, qu'il dévoilera jeudi soir au Studio 105 de la Maison de la Radio, en direct sur France Inter. Dans un café du XIXe arrondissement de Paris, loin des palaces où se déroulent habituellement ce genre d'exercice, Arthur H s'est confié à metronews.

Soleil Dedans, son nouvel album
"Ce titre, c'est à la fois une utopie, un désir... et une réalité parfois. On n'a pas besoin de circonstances extérieures pour se sentir heureux et vivant. Malgré elles, on peut décider d'avoir un "soleil dedans". Malheureusement, je suis un être humain faible comme tout le monde... Je me laisse facilement abattre !"

Un homme libre sur scène...
"Je suis assez infernal : sur scène, j'ai envie de tout faire. De l'électro extrême, de la vraie transe. Un truc rock, très énergique, puis un truc extrêmement intime, tout seul au piano, des choses atmosphériques, des chansons populaires, chanter aigu, chanteur grave. M'embarquer et embarquer les gens dans une atmosphère de liberté".

… mais qui se canalise en studio
"Un disque, c'est un moment fugace, le temps d'enregistrement est court, car très cher. C'est donc un exercice où il faut savoir faire des choix. Sur celui-là, j'avais envie d'être "dans l'espace". Je ne suis pas quelqu'un qui cherche pas à exprimer ses problèmes, ses douleurs, ses joies. Ce que je veux, c'est proposer un paysage, construire un univers qui va me permettre de partager quelque chose avec le public".

"La caissière du super", le premier single
"J'ai toujours été touché par les caissières. C'est un métier difficile, voué à disparaître où on répète mécaniquement les mêmes gestes et les mêmes questions. T'as envie de faire la gueule, mais tu ne peux pas faire la gueule. En fait je suis fasciné par l'univers des hypermarchés. C'est un lieu d'abondance quasi illimité, anti-poétique par essence... Et donc hyper poétique".

Plutôt Morrison ou Higelin ?
"Jim Morrison, c'est mon chanteur préféré, depuis toujours. Ce mélange entre fragilité et force, spirituel et sexuel, quelque chose de très doux et très violent à la fois. Ado je rêvais d'être comme lui. Mon père, c'est différent. Je n'ai pas grandi avec lui mais j'ai hérité de sa recherche constante de liberté. Bien vite, j'ai compris que la musique était une langue plus précise que les mots pour exprimer ses sentiments".


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