Dans "The Flash", en salles ce mercredi, le sulfureux Ezra Miller renfile le costume du superhéros supersonique de la Justice League.
Drôle, énergique et rempli de clins d’œil à la pop culture, le film d’Andy Muschietti est plutôt une bonne surprise.
Conçu comme la fin d’une ère, ce couteux blockbuster s’offre également quelques invités "surprises" qui vont beaucoup faire parler.

Sur la ligne de départ, The Flash a un avant-goût de déstockage avant travaux. Depuis que ce spin-off consacré au personnage de Barry Allen a été mis en boite courant 2021, la Warner a en effet décidé de confier l’avenir des superhéros DC Comics à James Gunn, prestigieux transfuge de Disney/Marvel qui planche déjà sur une nouvelle mouture de Superman sans Henry Cavill, prélude à un "recasting" général.

Avant Aquaman et le royaume perdu à Noël prochain, le film d’Andy Muschietti, en salles en France mercredi 14 juin, est donc l’une des dernières occasions de revoir ensemble les comédiens présents dans les inégaux Batman v. Superman et Justice League de Zack Snyder. Avec cette fois en tête d’affiche l’acteur Ezra Miller, au cœur d’une série de scandales qui le privent de toute apparition promotionnelle.

Ezra Miller ? Entre Texas Avery et Jim Carrey !

Sur le chemin des bureaux de la police scientifique où il travaille, Barry se commande un sandwich sur mesure lorsqu’il reçoit un coup de fil d’Alfred (Jeremy Irons), le majordome de Batman (Ben Affleck). Alors qu’il poursuit une bande de malfrats qui ont subtilisé une dangereuse substance toxique, le Justicier de Gotham a besoin d’un coup de main pour sauver les derniers occupants d’une tour au bord de la destruction.

Son jeune disciple supersonique s’exécute au prix d’une séquence qui renferme tous les ingrédients du film qui commence. Un rythme effréné, des trucages visuels à gogo, des punchlines bien senties et une pluie de références à la pop culture. Le tout propulsé par la performance en roue libre d’Ezra Miller, quelque part entre les cartoons de Tex Avery et le Jim Carrey de la grande époque. Si c’est la dernière fois qu’on le voit dans pareil blockbuster, il faut bien reconnaître qu’il s'en sort avec les honneurs.

Comme il faut bien injecter un peu de "drama" à cette belle entreprise, Barry apprend que malgré tous ses efforts pour le faire innocenter, son père va être définitivement condamné pour le meurtre de sa mère. Fou de chagrin, il se lance dans une course effrénée vers le cosmos… et découvre qu’il a le pouvoir de remonter le temps. Rien que ça. Malgré la mise en garde de ce bon vieux Bruce Wayne, il décide de s’en servir pour changer le passé. À ses risques et périls.

Sur un canevas qui ressemble très fort à celui de Spider-Man : No Way Home, Barry va alors découvrir les joies du multivers. Coincé l’année de ses 18 ans, il est contraint de faire équipe avec son double, encore étudiant, et qui n’a pas encore été frappé par la foudre. Manque de bol, c’est le moment que choisit le Général Zod (Michael Shannon) pour débarquer sur Terre. En voulant précipiter l’accident qui a changé sa vie, le "vieux" Barry perd tous ses pouvoirs, tandis que le "jeune" en hérite sans savoir les maîtriser. Bonjour les gaffes...

Le retour émouvant de Michael Keaton

Pour affronter le grand méchant du film, Flash décide alors de faire appel aux autres superhéros de la Justice League. Sauf qu’en bricolant l’espace-temps, il a empêché l’existence d’Aquaman, Wonder Woman et Cyborg ! Seul ce bon vieux Batman est en circulation, terré dans son manoir à l’abandon. Mais surprise : il est interprété par Michael Keaton, de retour dans le costume du Dark Knight plus de 30 ans après les films de Tim Burton.

Annoncé bien en amont de la sortie, le retour de l’acteur aujourd’hui âgé de 71 ans est un petit bonheur pour les plus nostalgiques. Mais ce n’est que l’une des nombreuses apparitions surprises que le scénario réserve aux amateurs. L’entrée en scène de Supergirl sous les traits de la jeune actrice Sasha Calle ? Elle est réjouissante, mais ce n’est rien à côté des caméos de folie que les scénaristes se sont permis.

Sans se prendre trop au sérieux - l’écueil des films de Zack Snyder - et malgré une orgie de trucages numériques dans sa dernière partie, The Flash est sans doute l’un des meilleurs avatars d’un genre qui commence à tourner en rond. Après avoir revisité avec brio le terrifiant Ça de Stephen King, Andy Muschietti compile le meilleur de l’univers de DC Comics avec un mélange de malice, de tendresse... et un brin de transgression dont on va reparler tôt ou tard. Vous verrez...

>> The Flash de Andy Muschietti. Avec Ezra Miller, Michael Keaton, Sasha Calle. En salles mercredi.


Jérôme VERMELIN

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