La chanteuse franco-malienne et son ex-compagnon comparaissaient ce jeudi suite à une violente dispute survenue l'été dernier.
À l'issue de l'audience, la procureure a réclamé jusqu'à 5000 euros d'amende contre la jeune femme et 2000 euros contre le père de sa fille.
Un passage par le tribunal à quelques heures de la sortie de son quatrième album, prélude à une série de concerts déjà sold-out.

Drôle de semaine pour Aya Nakamura. À la veille de la sortie de son nouvel album, la chanteuse francophone la plus écoutée au monde a comparu ce jeudi devant le tribunal de Bobigny avec son ex-compagnon, le producteur Vladimir Boudnikoff, pour des "violences réciproques". Arrivés ensemble, ils ont reconnu le dérapage survenu dans la nuit du 6 au 7 août à Rosny-sous-Bois, près de Paris, où ils résidaient avec leur fille de six mois.

Côte à côte à la barre, les deux prévenus ont expliqué que la dispute aurait éclaté sur fond de jalousie et d'un mariage auquel l’interprète de "Djadja" n'était pas invitée, contrairement à son compagnon. "Très très énervée" de son propre aveu, la jeune femme souhaitait récupérer des effets personnels et partir avec l’enfant.

"On essaie de bien s'entendre"

Entamée sur la voie publique, l’altercation se serait poursuivie à l’intérieur du pavillon puis d’un studio de musique au sous-sol où Vladimir Boudnikoff aurait reçu une gifle violente avant de tomber au sol. "Il a commencé à me serrer, il essayait de me calmer à sa manière", a déclaré la chanteuse.

À la barre, le producteur a accrédité cette version, reconnaissant qu'il avait également manqué de calme. Après cette soirée, chacun écopera de trois jours d'incapacité temporaire de travail (ITT) pour des contusions et des douleurs multiples. S’ils sont désormais séparés, "on essaie de bien s'entendre" dans l'intérêt de l'enfant, a précisé la chanteuse.

Vladimir Boudnikoff et Aya Nakamura avaient pris place côte à côte au tribunal de Bobigny.
Vladimir Boudnikoff et Aya Nakamura avaient pris place côte à côte au tribunal de Bobigny. - AFP

Face à un tribunal bondé, la procureure a estimé qu’il s'agit "d'une affaire tristement banale, une dispute qui a dégénéré". À l’issue de son réquisitoire, elle a réclamé 5000 euros d'amende pour la star âgée de 27 ans et  2000 euros pour son ancien compagnon, âgé lui de 34 ans. Le verdict est attendu le 23 février prochain.

D’ici là, Aya Nakamura aura donc fait son grand retour sur la scène musicale puisqu’elle publie ce vendredi DNK, son quatrième album dont elle a déjà dévoilé les titres "SMS" et "Baby" ces dernières semaines. Un succès attendu puisque ses trois dates à l’Accor Hotel Arena en mai prochain sont d’ores-et-déjà complètes.

De vrai nom Aya Danioko, la chanteuse est née en 1995 à Bamako, au Mali. Issue d’une famille de griots, elle a emménagé avec ses parents à Aulnay-sous-Bois, lorsqu’elle était encore enfant. Après des études de mode, elle s’est lancée dans la musique sur les réseaux sociaux où son succès a attiré l’attention de la major Warner Music en 2016. 

Après avoir décroché un disque d’or avec Journal Intime, son premier album, elle a vraiment décollé avec le deuxième, Nakamura, porté par les tubes "Djadja", "Pookie", ou encore "Copines". En 2020, elle était l’artiste francophone la plus écoutée au monde, avec 20 millions d’auditeurs mensuels.

En 2020, la chanteuse avait révélé sur France Inter avoir été victime de violences de la part d’un ancien compagnon, regrettant de ne pas avoir porté plainte à l'époque. "Je pense que j’ai été un peu lâche", avait-elle confié à Léa Salamé. "Si ça arrivait à une de mes proches, je serais révoltée, alors pourquoi pas moi-même ?".


Jérôme VERMELIN

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