"C’est très, très dur" : Karine Le Marchand émue par le suicide de Jean-Claude de "L’amour est dans le pré"

Jérôme Vermelin
Publié le 7 juillet 2022 à 13h47
JT Perso

Source : La matinale Week-end

Candidat emblématique de "L’amour est dans le pré", Jean-Claude Joly s’est donné la mort fin juin.
Dans les colonnes du "Parisien", Karine Le Marchand rend hommage à cet homme qui a eu "des épreuves de vie".
L’occasion pour elle de rappeler le fort taux de suicide chez les agriculteurs de plus de 50 ans.

Sa disparition soudaine a bouleversé les téléspectateurs de "L’amour est dans le pré". Jean-Claude Joly, candidat révélé par l’émission de dating de M6 en 2011, s’est donné la mort à l’âge de 53 ans dans sa ferme en Seine-Maritime, dans la nuit du 24 au 25 juin. Après lui avoir rendu hommage sur Instagram, l’animatrice Karine Le Marchand partage son émotion ce jeudi dans les colonnes du Parisien.

"Depuis sa naissance, Jean-Claude a vraiment eu des difficultés, des épreuves de la vie. Il a réussi à en surmonter quelques-unes avec sa bonhomie, sa joie, sa timidité et une sorte de candeur", explique-t-elle. "Et puis, ces dernières années, la vie a été très loin d’être douce pour lui. Il a eu beaucoup de décès brutaux violents autour de lui", commente sobrement Karine Le Marchand. "C’est très, très dur et peut-être encore plus en ce moment".

Les agriculteurs de plus de 50 ans ont cinq fois plus de chances de se suicider que les autres. C’est une réalité

Karine Le Marchand

Grâce à l’émission, l’agriculteur avait fait la rencontre de Maud, une mère de trois enfants avec laquelle il avait eu une petite fille.  Alors qu’un proche de l’agriculteur interrogé par Voici a mis en avant des difficultés financières pour expliquer le geste de l’agriculteur, Karine Le Marchand n’entre pas dans les détails mais confirme à demi-mots. "Il a eu l’épreuve de trop à laquelle se sont ajoutées des difficultés administratives, et le manque d’argent", déplore l’animatrice.

"Les agriculteurs de plus de 50 ans ont cinq fois plus de chances de se suicider que les autres. C’est une réalité (…) Il y a eu beaucoup de choses mises en place pour les aider pendant la Covid (…) Et maintenant que c’est passé, on les replonge dans les lourdeurs administratives, dans les histoires d’Urssaf, de PAC de choses compliquées. À chaque fois, c’est comme si l’Histoire n’avait pas de mémoire. Jean-Claude, lui, a choisi de dire stop. Je ne l’oublierai jamais."

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Selon les données les plus récentes de la sécurité sociale agricole (MSA), 529 suicides ont été dénombrés en 2016 parmi les 1,6 million d'assurés du régime agricole âgés d'au moins 15 ans. Face à ce tabou dans la profession, le gouvernement a annoncé en novembre dernier sa volonté de renforcer les dispositifs de prévention.

Avec une enveloppe passée de 30 à 42 millions d'euros par an, il prévoit notamment de structurer et former des réseaux de sentinelles, des volontaires gravitant autour des agriculteurs "à même de détecter les situations de détresse", avait expliqué l’ancien ministre de la Santé Olivier Véran, insistant également sur la nécessité de relever les financements de dispositifs permettant aux agriculteurs de se faire remplacer.


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