Après la présentation de "Moi Aussi" à Cannes, Judith Godrèche prend de nouveau la parole sur les réseaux sociaux.
Et cette fois, c'est pour prendre la défense de sa fille Tess Barthélémy, harcelée en raison de sa tenue sur les marches.
"Laissez ma fille tranquille, et toutes les filles, et toutes les femmes, couvertes ou court-vêtues", écrit-elle.

Judith Godrèche contre-attaque. Depuis que sa fille Tess Barthélémy a monté les marches du Festival de Cannes à ses côtés, la jeune femme de 19 ans est la cible de commentaires haineux sur les réseaux sociaux. La raison ? Sa tenue très décolletée. Face à l’ampleur que prennent ces attaques, l’actrice et réalisatrice a pris la parole ce lundi dans un message posté sur Instagram.

"Laissez ma fille tranquille, et toutes les filles, et toutes les femmes, couvertes ou court-vêtues, cis ou trans", écrit-elle. "Cessez de juger, encourager, inciter, promouvoir cette culture du viol. Cette misogynie tourne en rond. Un jour ou l’autre, nous ne serons que de la poussière d'étoiles. Il est encore temps d’échanger les grimaces pour des sourires. La bienveillance n’est pas un échec."

Tess Barthélémy est la fille née de l’histoire entre Judith Godrèche et l’ex-membre des Robins des Bois, l’acteur et réalisateur Maurice Barthélémy. À la suite de leur séparation en 2012, elle est partie vivre avec la première à Los Angeles. Danseuse de formation, la chorégraphie qu’elle interprète est le fil rouge de Moi Aussi, le court-métrage documentaire de sa mère sur les violences sexuelles présenté sur la Croisette.

Interrogée par l’AFP au début du Festival de Cannes, elle confiait son admiration pour sa mère. "Je suis là pour accompagner parfois, pour jouer dans des choses qu'elle fait, pour dire ce message plus fort, mais ce n'est pas le mien", soulignait-elle. "Je trouve ça incroyable ce qu'elle fait, je vais toujours être là très très proche d'elle pour la soutenir avec ce combat, mais ce n'est pas le mien à la fin de la journée."

La jeune femme s’exprimait également au sujet des réseaux sociaux. "Je pense qu'il ne faut pas trop regarder, se dire que c'est juste des gens qui n'ont pas trop d'autres choses à faire dans leur vie que d'aller mettre de la haine dans le monde comme ça", expliquait-elle. "Mais c'est sûr que ça peut être dur, tout d'un coup, tu vois des commentaires négatifs, ça peut faire quelque chose."


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