Pittsburgh touchée par la pire attaque antisémite de l’histoire récente des Etats-Unis

Choqué d’entendre "Happy" au meeting post-tuerie de Pittsburgh de Trump, Pharrell Williams menace le président américain

Jérôme Vermelin
Publié le 30 octobre 2018 à 16h02, mis à jour le 31 octobre 2018 à 14h47

Source : JT 13h WE

MAUVAIS GOÛT – Trop, c’est trop. Choqué que son tube "Happy" ait été employée lors du meeting de Donald Trump organisé au lendemain de la tuerie de Pittsburgh, le chanteur Pharrell Williams a écrit au président américain pour lui demander de ne plus utiliser ses chansons.

C’est incroyable… mais vrai. Au lendemain de la tuerie qui a fait 11 morts, samedi dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie, le président américain s’exprimait dans l’Indiana à quelques jours des élections de mi-mandat. Avant l'entrée en scène du président américain, lors de ce meeting prévu de longue date, les hauts-parleurs ont joué une version instrumentale de "Happy", le tube enjoué de Pharrell Williams, sorti en 2013. 

Contrairement à son collègue rappeur Kanye West, le chanteur et producteur n’a jamais caché son opposition à l’homme d’affaires. Lors d’un concert en Grande-Bretagne l’été dernier, au moment de la visite du locataire de la Maison Blanche, il n'avait pas hésité à dénoncer un "visiteur indésirable" et défendu son "droit à la résistance."

Autant dire qu’il a très modérément apprécié d’apprendre que sa chanson avait précédé le discours de Donald Trump. D’où la missive que son avocat vient de lui faire parvenir. "Le jour où 11 êtres humains ont trouvé la mort entre les mains d’un nationaliste dérangé, vous avez joué la chanson "Happy" à la foule lors d’un rassemblement politique dans l’Indiana", écrit Howard King, l’avocat du chanteur. 

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Et ce n'est pas la première fois...

"Il  n’y avait rien d’"heureux" dans la tragédie qui a été infligée à notre pays samedi et l’autorisation d’utiliser cette chanson dans ce contexte ne vous a pas été accordée", a-t-il rappelé, demandant solennellement au président américain de ne plus jamais utiliser les chansons de son client sous peine de poursuites judiciaires.

Ce n’est la première fois que les équipes de campagne de Donald Trump utilisent des chansons populaires sans autorisation. Par le passé, les groupes de rock Aerosmith, Queen et R.E.M., la chanteuse Adele ou encore les ayant droits de Prince se sont offusqués d’entendre leur musique lors des meetings de l’homme d’affaires.


Jérôme Vermelin