Le Traducteur : au cinéma le 13 octobre

Après "Le Bureau des Légendes", Ziad Bakri crève l’écran dans "Le Traducteur"

Jérôme Vermelin
Publié le 11 octobre 2021 à 14h02
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Source : Sujet TF1 Info

ZOOM - L’acteur palestinien Ziad Bakri est la vedette du thriller politique "Le Traducteur", en salles ce mercredi. Ce comédien sensible et engagé s’est fait connaître en France en incarnant un agent double syrien dans la série "Le Bureau des légendes".

Si vous êtes fan du Bureau des Légendes, la série d’espionnage d’Eric Rochant, son visage vous dit forcément quelque chose. L’acteur palestinien Ziad Bakri, 41 ans, y incarnait Nadim El Bachir, un agent double des services secrets syriens. Sa performance tout en nuances avait séduit Rana Kazkaz et Anas Khalaf qui l’avaient engagé sur leur court-métrage Mare Nostrum, nommé aux César en 2018. Autant dire qu’ils n’ont pas cherché très loin l’interprète de leur premier long, Le Traducteur, en salles ce mercredi.

Dans ce thriller politique intense, le duo met en scène Sami, le traducteur de l’équipe olympique syrienne aux Jeux de Sydney en 2000. Installé en Australie où il a refait sa vie, il décide de rentrer au pays au printemps 2011, lorsque son frère activiste est arrêté lors d’une manifestation. À l’écran, Ziad Bakri livre une interprétation à la fois digne et sensible, son personnage symbolisant la culpabilité du couple de cinéaste, lui-même exilé depuis une décennie.

Fils d'une légende du cinéma arabe

"Il est toujours intéressant devant la caméra. Pour moi, c’est un des meilleurs acteurs au monde", s’enthousiasme Rana Kazkaz qui avoue que le personnage de Sami, a été écrit pour lui. "Il nous a tout de suite dit que c’était un plaisir et un honneur de faire un film sur la révolution syrienne", ajoute Anas Khalaf. "Le tournage a été difficile et éprouvant, mais il a vraiment été à la hauteur."

Acteur comme ses frères Saleh et Adam, Ziad Bakri est l’un des six enfants d’une figure du cinéma arabe, l’acteur et metteur en scène Mohammed Bakri, révélé grâce à son rôle de réfugié dans Hanna K. de Costa Gavras, en 1983, et fervent défenseur de la cause palestinienne. Diplômé d’une école d’acteur de Tel Aviv, Ziad a tenu l’un de ses premiers rôles marquants au cinéma dans Le Temps qui reste d’Elia Suleiman, avant de faire une apparition dans Miral de Julian Schnabel.

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En 2018, l'acteur reprend le flambeau de son père en tenant le rôle principal de Mafak, un film dans lequel il incarne Rina, un Palestinien qui rentre chez lui à Ramallah après avoir passé 15 ans dans une prison israélienne. "C’est un rôle qui résume bien la condition palestinienne", explique-t-il à l’époque au site Ahram Online. "Vous vivez dans un lieu qui est à vous mais où vous n’êtes pas libre, comme si vous étiez en prison."

Grâce à la notoriété acquise grâce au Bureau des Légendes, la carrière de Ziad Bakri va bientôt prendre une dimension internationale. Il a tourné dans le film italien Profeti, aux côtés de Jamsine Trinca. Et il sera bientôt au générique de The Weekend Away, un thriller Netflix inspiré du best-seller de Sarah Alderson où il donnera la réplique à Leigton Meester, l’une des vedettes de la série Gossip Girl.


Jérôme Vermelin

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