Deux mois après "Dune 2", Zendaya revient déjà ensorceler les salles à coup de raquette magique cette fois.
Dans "Challengers", au cinéma ce mercredi, elle est le centre névralgique d’un triangle amoureux entre champions de tennis aux destins contrariés.
Un univers sportif auquel l’actrice américaine, également productrice du film, ne connaissait pas grand-chose avant de se lancer.

Le tennis a infusé jusqu’à sa garde-robe lors de la tournée promotionnelle qui l’a menée dans plusieurs pays du globe. À commencer par la France, où Zendaya est revenue deux mois après Dune 2 pour nous parler du projet qui la fait basculer dans une autre dimension. L’actrice américaine de 27 ans, dont 12 passés sur le devant de la scène à Hollywood, mène la danse d’un électrisant triangle amoureux sur court signé Luca Guadagnino. Une alliance explosive entre le réalisateur italien de Call Me By Your Name et l’icône de la Gen Z, également à la production de cette fable envoûtante où la passion du sport n’a d’égale que celle qui anime le trio.

J’ai regardé tous les matches en intégralité que j’ai pu. Je pense que c’est là que je suis devenue accro
Zendaya

"Pour être honnête, je n'avais pas de lien étroit avec le tennis. Ce que j’en connaissais le plus, c'était Venus et Serena", admet Zendaya à TF1info en évoquant les sœurs Williams. Son personnage, Tashi Duncan, aurait pu être la benjamine de ces légendes du sport. Future star de la discipline, elle attire autant les regards des sponsors que ceux d’Art Donaldson (Mike Faist) et Patrick Zweig (Josh O’Connor). Deux amis, apprentis champions, eux aussi, qui feront tout pour séduire celle qui les impressionne à chaque coup de raquette. 

"Quand j'ai su que nous allions faire ce film, YouTube est devenu mon meilleur ami. J’ai regardé tous les matches en intégralité que j’ai pu. Je pense que c’est là que je suis devenue accro. Je ne pouvais tout simplement pas arrêter de les regarder. J’étais totalement investie", nous raconte Zendaya. Une immersion numérique à double tranchant pour la comédienne. "Je crois vraiment que c'est là que je suis devenue la plus nerveuse pour être honnête. Parce que je me disais : 'Oh, ils veulent que je fasse ça ? Je dois sembler aussi douée'", précise-t-elle. Si Mike Faist se distingue d’emblée lors du premier entraînement, ses camarades reconnaissent avoir eu plus de travail.

Je suis arrivée donc pour faire semblant de servir et j'étais terrifiée. Mon cœur battait très fort. J’ai pensé : 'T’imagines si c’était vrai ?'
Zendaya

"Je l’ai vu le premier jour et je me suis dit : 'Merde !'. Puis je t’ai vu et je me suis dit :'Non ça va, ça va, on le temps !'", lance une Zendaya à Josh O’Connor. Pendant de longues semaines, le trio multiplie les séances auprès d’un des plus grands de la petite balle jaune. Ancien numéro quatre mondial, Brad Gilbert a mené Andy Roddick et André Agassi au sommet. "C’est le meilleur coach de tous les temps", dira de lui ce dernier. Boostés par leurs sessions sur-mesure, les héros de Challengers ont fini de relever le défi, aidés par des doublures et des effets spéciaux. La magie du cinéma ne vous permettra pas de deviner qui joue quand dans d’intenses scènes de tennis. Mais sur le tournage, les sensations étaient semblables à celle des champions, les vrais.

Zendaya se souvient avoir été "terrifiée" lors des scènes rejouant l’US Open Junior. "Nous étions au Billie Jean King Center (où se joue chaque année l’US Open, ndlr) et j’étais sur l’un des courts annexes. Il y avait des figurants et leurs encouragements créaient cette sensation d’être vraiment là", poursuit-elle. "Je ne jouais pas du tout avec de vraies balles de tennis. Je suis donc arrivée donc pour faire semblant de servir, mon cœur battait très fort. J’ai pensé : 'T’imagines si c’était vrai ?' Ça a rendu tout ça très concret", analyse celle qui s’autoproclame avec humour "imbattable au air tennis".

Du tournage de Challengers, Zendaya est repartie avec "un profond respect pour le jeu et ceux qui le pratiquent". "Le tennis est incroyablement solitaire, ça vous isole. Je ne peux pas imaginer la pression que vous devez ressentir", glisse-t-elle. Une cocotte-minute d’autant plus prête à exploser à l’écran que les liens du trio s’entremêlent sur et hors du court, pour le meilleur et pour le pire. "Dans le film, le tennis est une métaphore du pouvoir et des rapports de pouvoir entre des êtres qui comptent les uns sur les autres, sans doute un peu trop", souligne Zendaya dans les notes de production. La balle est désormais dans le camp du public, seul apte à jouer les arbitres au box-office.

>> Challengers de Lucca Guadagnino, avec Zendaya, Mike Faist et Josh O'Connor - au cinéma le 24 avril


Delphine DE FREITAS

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