Ahmed Sylla, fan de l’OM dans "Classico" : "Le film va réveiller le supporter que vous n’êtes pas"

par Delphine DE FREITAS
Publié le 28 octobre 2022 à 9h00
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Source : Sujet TF1 Info

Dans "Classico", Ahmed Sylla fait tout pour retrouver la Coupe d’Europe des clubs champions de l’Olympique de Marseille, qu’auraient volée des fans du PSG.
Une comédie qui marque ses retrouvailles avec Alice Belaïdi, cinq ans après le succès de "L’Ascension".
Avant le début de la partie, le 28 octobre sur Prime Video, il nous raconte ce tournage pas comme les autres, du stade Vélodrome au Parc des Princes.

Son tout premier rôle au cinéma l’avait déjà transporté dans le monde du football. En 2014, Ahmed Sylla incarnait le joueur d’un club local dans Goal of the Dead. "Un film de genre assez ouf" dans lequel les supporters hostiles devenaient peu à peu des zombies en quête de chair fraîche. "Ça n’a pas été distribué sur beaucoup d'écrans mais je le recommande", sourit celui qui délaisse maillot, short et crampons pour son retour au stade devant une caméra dans Classico, disponible sur Prime Video ce vendredi 28 octobre.

Ceux qui se castagnent, pour moi ce ne sont pas des supporters

Ahmed Sylla

L’atmosphère de cette comédie est plus détendue mais le point de départ tout aussi déjanté : Sami, un fan de l’OM qui travaille pour le club, doit s’infiltrer parmi les supporteurs du PSG qu’il soupçonne d’avoir volé la Coupe d’Europe des clubs champions remportée en 1993. Le Graal du football européen que les Marseillais sont encore, à l’heure actuelle, les seuls en France à avoir gagné. "Quand on m’a annoncé le pitch, je me suis dit : 'Attention les gars parce que là vous mettez les pieds sur un terrain enflammé'. Puis j'ai lu le scénario et c'était beaucoup plus fin que ça. Ça m’a plu parce que c'était une belle histoire. Ce n’est pas un film sur le foot mais il va réveiller le supporter que vous n’êtes pas", assure-t-il.

Ahmed Sylla met en avant "la cohésion et la fraternité" entre les différents personnages, au-delà du club qu’ils soutiennent. 

"On montre les supporters sous un autre visage. Certains ont des a priori sur cette culture, les assimilent à des teubés qui ne connaissent rien à la vie, qui mangent ballon matin, midi et soir", souligne-t-il. Et d’ajouter : "Ceux qui se castagnent, pour moi ce ne sont pas des supporters". L’humoriste de 32 ans confesse avoir vécu un rêve d’ado en découvrant les coulisses du réacteur marseillais.

Nantes, c’est la première équipe avec qui j’ai ressenti des émotions de football

Ahmed Sylla

"C'est incroyable pour moi qui suis supporter de l'Olympique de Marseille. Quand on te donne l'opportunité de te retrouver sur le toit du Vélodrome et d'avoir une vue panoramique sur toute la ville, tu oublies que tu es en train de bosser. Je ne voulais plus redescendre !", rit-il, louant la disponibilité du milieu offensif de l’OM Dimitri Payet, qui fait une apparition dans le film. "Il est gentiment venu avec ses enfants. C’était en plein pendant la saison. Il revenait de l’entraînement et on l’a eu pendant deux heures avec nous", se souvient-il.

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Ce fada de l’OM s’amuse quand on lui demande si le tournage au Parc des Princes, l’antre du PSG, n’a pas été trop douloureux. Même s’il avait soutenu le club de la capitale, il aurait accepté le rôle de Sami. "Je n’ai pas cette rivalité dans le cœur. Je suis pour Marseille et pour Nantes aussi, il ne faut pas l’oublier. Les Canaris sont dans mon cœur à tout jamais", glisse le natif de Loire-Atlantique. "Même en Ligue 2 je les ai supportés. C’est la première équipe avec qui j’ai ressenti des émotions de football. Mes premiers chants de supporters, c’était à la Beaujoire", se souvient-il.

Plus les années passent et moins je le vois changer

Alice Belaïdi sur Ahmed Sylla

Âgé de 3 ans lors de la victoire de l’OM face au Milan AC, Ahmed Sylla raconte que son amour pour le club phocéen est né "tout bêtement" il y a 20 ans. "L’équipe nationale du Sénégal n’a rien trouvé de mieux que d'arriver en quarts de finale au Mondial en 2002. Forcément après, on suit les joueurs dans leurs clubs respectifs", poursuit-il, citant Mamadou Niang. Sami, son personnage, sorte d’homme de l’ombre, est tout aussi essentiel au club qu’un attaquant affûté. "C’est quelqu'un qui nous permet d'être bien et de ne penser qu'au travail". "Mon Sami s’appelle Doudou. C’est l’administrateur de ma tournée, il gère mon planning. Sans lui, je ne sais même pas si j’aurais été à l’heure pour l’interview", lâche-t-il dans grand éclat de rire. 

Dans "Classico", Lisa (Alice Belaïdi) travaille pour le PSG, Sami (Ahmed Sylla) pour l'OM. Mais les opposés s'attirent, non ?
Dans "Classico", Lisa (Alice Belaïdi) travaille pour le PSG, Sami (Ahmed Sylla) pour l'OM. Mais les opposés s'attirent, non ? - Prime Video

Ne croyez pourtant pas qu’Ahmed Sylla vive sur une autre planète. "Plus les années passent et moins je le vois changer. Il est toujours aussi avenant et bosseur malgré son succès", témoigne Alice Belaïdi, qui le retrouve dans Classico cinq ans après L’Ascension, réjouissante comédie qui avait séduit plus d’un million de Français au cinéma. "À l'époque, personne ne le connaissait. On tournait place de Clichy et personne ne l'arrêtait pour une photo. Il commençait à peine. Le sketch qui l’a révélé au 'Marrakech du rire' n’était pas encore sorti. Aujourd’hui, il a sûrement un peu plus d’argent, il fait le tour de France avec des films et des spectacles. Mais c’est le même gars. Il a un côté pur, et ça, c'est trop beau à voir", insiste-t-elle. 

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Quand il regarde dans le rétroviseur, Ahmed Sylla estime "à fond" qu’il a évolué en tant qu’acteur. "J'ai eu la chance tout au long de mon parcours de rencontrer des metteurs en scène qui m'ont fait grandir à chaque fois. J’ai pris un peu plus d’assurance aussi. Le bisou dans Classico par exemple, on n’a pas eu besoin de faire une nouvelle prise", nous dit-il, toujours en riant. "Il m'avait tellement mal embrassée sur L'Ascension ! Il était tellement gêné. On avait dû retourner cette scène des semaines plus tard, nous explique Alice Belaïdi, Cette fois, je lui ai dit : 'Écoute-moi bien, si on me fait revenir dans deux mois pour retourner le bisou, tu me dois un bon resto'. Visiblement, il n'avait pas envie de m'inviter donc ça s'est bien passé". Droit au but, comme dirait l’autre. 

>> Classico avec Ahmed Sylla, Alice Belaïdi, Hakim Jemili, Elie Semoun, Paul Mirabel et Denis Podalydès - disponible sur Prime Video le 28 octobre


Delphine DE FREITAS

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