L’actrice américaine survole le nouveau projet du MCU dans la peau d’une Wanda Maximoff plus puissante que jamais.
Sam Raimi signe un film généreux, sombre et bluffant quand il s’agit de mettre en images le multivers.
Une œuvre dense à ne pas mettre devant les yeux des plus jeunes dès sa sortie au cinéma ce 4 mai.

Son nom aurait mérité de figurer dans un titre déjà bien trop long. Car ce Doctor Strange in the Multiverse of Madness est peut-être moins l’histoire dudit doc que la sienne. Wanda Maximoff offre au dernier-né des studios Marvel un souffle meurtri, terriblement humain. "Elle affiche une confiance qu’on n'avait pas encore vue chez elle", note son interprète Elizabeth Olsen lors d’une conférence de presse virtuelle. Une puissance de tous les instants qui impressionne de bout en bout.

La suite directe de "WandaVision"

Stephen Strange vient demander l’aide de Wanda pour réparer ce qu’il a déréglé dans Spider-Man : No Way Home. Le danger est partout depuis que les différentes réalités parallèles qui façonnent le monde sont poreuses. Et ce n’est pas America Chavez, la nouvelle recrue du MCU capable de voyager d’un monde à l’autre, qui dira le contraire. Voilà tout ce qu’on acceptera de vous révéler sur l’intrigue de ce Doctor Strange 2. Moins vous en saurez, plus vous profiterez des diverses surprises qui ponctuent le film.

"La règle numéro un du voyage multiversel, c’est que tu ne sais rien", insiste d’ailleurs America Chavez. Un conseil néanmoins, mieux vaut être familier avec ce qui se jouait dans la série WandaVision tant le film en est la suite directe. Neuf épisodes qui ont façonné cette héroïne de feu et qui "l’ont amenée à accepter qui elle est, cette femme mythique", rappelle Elizabeth Olsen, qui se définit comme "l’avocat de ses personnages". Et c’est vrai qu’elle défend avec vigueur celle qu’elle incarne depuis huit ans. Aussi inquiétante qu’émouvante, elle personnifie ce monde sombre qu’a créé Sam Raimi.

Quelques failles...

Vingt ans après le premier film de sa trilogie Spider-Man avec Tobey Maguire, le réalisateur vient quelques peu briser le sacro-saint cahier des charges Marvel. L’humour parfois trop lourd n’est plus, cédant sa place à de saisissantes touches d’horreur. L’action se fait violente, parfois sanglante et vient rappeler que oui, même dans le monde merveilleux MCU on peut tuer de sang-froid. Et le montrer à l’écran. Emmené par un Benedict Cumberbatch toujours aussi vif, Doctor Strange 2 fait le saut entre les mondes avec virtuosité dans une séquence visuellement sublime.

Xochitl Gomez (America Chavez), Benedict Wong (Wong) et Benedict Cumberbatch (Stephen Strange) dans "Doctor Strange 2".
Xochitl Gomez (America Chavez), Benedict Wong (Wong) et Benedict Cumberbatch (Stephen Strange) dans "Doctor Strange 2". - Marvel Studios

À l’image du multivers, Doctor Strange 2 a, lui aussi, ses failles. Des effets visuels auxquels on n’a parfois pas envie de croire, un récit parfois trop simple - même s'il est signé Michael Waldron, déjà aux manettes de la série Loki - et une action si dense qu’on trouverait le film presque trop long. Alors qu’il ne dure que 2h07, scènes post-génériques incluses. Mais la magie de Marvel fonctionne peut-être plus que d’habitude en venant bousculer son spectateur. De quoi ensorceler jusqu’aux plus réfractaires.

>> Doctor Strange 2 de Sam Raimi, avec Benedict Cumberbatch, Elizabeth Olsen, Chiwetel Ejiofor, Benedict Wong et Xochitl Gomez - au cinéma le 4 mai


Delphine DE FREITAS

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