L'actrice américaine de 32 ans préside le jury de la 73ème Berlinale, qui débute ce jeudi soir.
Face à la presse, elle a avoué être "un peu nerveuse" mais enthousiaste de se voir confier une telle responsabilité.
Un job de rêve dans un contexte très politique, puisque Volodymyr Zelensky devrait s'exprimer lors de la cérémonie d'ouverture.

Depuis que le grand public l’a découverte dans la saga pour ados Twilight, Kristen Stewart mène une carrière aussi exigeante qu’admirable. Lauréate d'un César en 2014 pour Sils Maria d'Olivier Assayas, nommée aux Oscars l'an dernier pour son interprétation de Lady Di dans Spencer de Pablo Larraín, elle est à 32 ans la plus jeune présidente du jury de l’histoire de la Berlinale, qui ouvre ses portes ce jeudi 16 février.

Veste et pantalon Chanel, et coupe de cheveux "déstructurée", la jeune femme est allée à la rencontre de la presse, entourée des personnalités qui vont l’accompagner jusqu’au 26 février. "J’étais choquée qu’ils m’appellent", a-t-elle confié d’emblée. "Mais c’est une énorme opportunité de mettre en lumière de belles choses dans une période où il est difficile de se raccrocher à quelque chose".

Je ne me sens pas fléchir sous le poids de la responsabilité
Kristen Stewart

Pour désigner l’Ours d’or de cette 73ème Berlinale, Kristen Stewart sera entourée du réalisateur roumain Radu Jude, de la réalisatrice allemande Valeska Grisebach, de l’actrice iranienne Golshifteh Farahani, de la directrice de casting américaine Francine Maisler, du réalisateur chinois Johnnie To et de la réalisatrice catalane Carla Simón, primée l’an dernier avec Alcaras.

"Pour être tout à fait transparente, je suis un peu nerveuse", a-t-elle avoué à propos de ce job inédit pour elle. "Je ne me sens pas fléchir sous le poids de la responsabilité. Mais j’ai hâte de voir où nous en serons à la fin de cette expérience. Je suis juste prête à être changée par tous les films et par tous les gens autour de nous."

Après l’Ours d’or accordé à Alcaras l’an dernier, 19 films venus du monde entier ont été retenus par le sélectionneur Carlo Chatrian. Parmi eux, trois productions françaises : Le Grand Chariot de Philippe Garrel avec ses enfants Louis et Esther, Disco Boy de l'Italien Giacomo Abbruzzese ainsi que Sur l’Adamant, un documentaire de Nicolas Phillibert consacré à un centre de soins psychiatrique unique en son genre puisqu’il accueille ses patients dans un bâtiment édifié sur la Seine. 

Cette édition de la Berlinale aura le regard tourné vers l’est, puisque dès ce jeudi soir, Sean Penn dialoguera avec Volodymyr Zelensky lors de la cérémonie d’ouverture. L’acteur et réalisateur américain présentera vendredi Superpower, un documentaire consacré au conflit. À Kiev aux premières heures de l’invasion russe, il est revenu à plusieurs reprises pour filmer et apporter son soutien au président ukrainien.


Jérôme VERMELIN

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