Déjà introduit dans la série "Loki", l’effrayant Kang fait des débuts timides au cinéma ce mercredi 15 février dans le troisième film consacré à Ant-Man.
La phase 5 de l’univers Marvel cale au démarrage avec une aventure sans grands enjeux, malgré toute la bonne volonté de Paul Rudd et de Jonathan Majors.

"Faites attention au petit gars !" L’avertissement s’affiche sur un livre fictif que Disney propose tout de même à la vente. Car chez les Avengers, tout est bankable. Même les mémoires d’un super-héros sur qui on n’aurait pas forcément misé grand-chose au départ. Mais depuis son arrivée au cinéma dans l’univers Marvel en 2015, Ant-Man en est devenu l’un des personnages les plus constants. La faute sans aucun doute à son interprète, Paul Rudd, dont l’humour est longtemps resté la meilleure arme. Dans Endgame, c'est même lui qui contribue largement à sauver le monde. Et il ne manque pas de le marteler jusqu'à plus soif dans le troisième film qui lui est consacré.

Une histoire de famille

En salles ce mercredi 15 février, Ant-Man et la Guêpe : Quantumania s’ouvre après les évènements de Endgame. Entre deux lectures de son autobiographie en public, Scott Lang savoure pleinement son parcours d’ancien détenu à Avenger. "Je crois que pour la première fois depuis des années, il est capable de souffler, de passer du temps avec sa fille et d’être présent dans sa propre vie. Sauf que ça ne va pas durer longtemps", prévient Paul Rudd dans les notes de production. Car l’essentiel du film se déroule dans le royaume quantique, celui-là même où il est resté enfermé cinq ans après le réjouissant Ant-Man et la Guêpe (même si pour lui, seulement cinq heures se sont écoulées). Sa belle-mère, Janet Van Dyne (Michelle Pfeiffer), y a, elle, passé près de 30 ans…

Apprentie scientifique comme ses grands-parents de cœur, Janet et Hank Pym (Michael Douglas), Cassie Lang (Kathryn Newton) finit sans le vouloir par entraîner ses proches dans cet univers dont ils vont devoir sortir par tous les moyens. Quantumania est avant tout une histoire de famille, et c’est sans doute ce qui fonctionne le mieux dans un film pris au piège de son scénario comme ses héros sont pris au piège du royaume quantique. Scott ne cherche qu’à rattraper le temps perdu avec sa fille, quand sa compagne, Hope (Evangeline Lilly), tente de percer les secrets de sa mère qui n’a pas tout dit sur ses années passées de l'autre côté. Un monde tout numérique peuplé de créatures étranges qui nous en a rappelé un autre, issu d’une galaxie très très lointaine.

Allô, George Lucas ?

Le réalisateur Peyton Reed dit s’être inspiré de photographies d’électron prises au microscope, d’images de magazines de heavy metal des années 70 et 80 et de couvertures d'anciens magazines scientifiques pour créer son royaume quantique. On a plutôt l’impression qu’il a un peu trop regardé Star Wars, dont il signe un ersatz brouillon. Même son antagoniste n’est pas à la hauteur de sa réputation. Présenté comme la plus grande terreur du MCU depuis le redoutable Thanos, Kang (Jonathan Majors) ne parvient pas à nous inquiéter plus que ça malgré la promesse faite par les bandes-annonces. À noter que grâce à la magie du multiverse, le personnage n’est pas le même que celui introduit dans la série Loki.

Quantumania manque de souffle jusqu’à un dernier acte décevant, que même les deux scènes post-génériques ne viennent pas ranimer. On se donne rendez-vous en mai pour Les Guardians de la Galaxie 3 ?


Delphine DE FREITAS

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