César 2022 : la 47e cérémonie des récompenses du cinéma français

César 2022 : qui sont les favoris… et ceux qui vont créer la surprise ?

Jérôme Vermelin
Publié le 25 février 2022 à 9h37, mis à jour le 25 février 2022 à 9h44
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

La 47e cérémonie des César se déroule ce vendredi soir à l’Olympia
Record absolu de nominations, "Illusions Perdues" de Xavier Giannoli part favori.
Mais plusieurs films pourraient l’empêcher de remporter un succès historique.

Pour être sûr de triompher aux César, mieux vaut arriver avec un maximum de nominations. Encore que… En lice l’an dernier dans 14 catégories, Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait, la délicate comédie sentimentale d’Emmanuel Mouret, avait dû se contenter du trophée de la meilleure actrice dans un second rôle pour Emilie Dequenne. C’est finalement le turbulent Adieu les cons qui avait triomphé en décrochant 7 statuettes sur 13 possibles, dont celle du meilleur film et de la meilleure réalisation pour Albert Dupontel qui n’avait pas fait le déplacement. Rebelote cette année ?

Sur le papier, un film se détache du lot : avec 15 nominations, record absolu, Illusions Perdues de Xavier Giannoli a toutes les chances de faire une razzia à l’Olympia. La Gaumont y croit tellement que cette adaptation flamboyante du roman de Balzac est de retour en salles dans toute la France depuis mercredi après avoir déjà séduit près de 900.000 spectateurs à sa sortie à l’automne dernier. Reste que si le César de la révélation masculine semble promis au séduisant Benjamin Voisin, tout comme les trophées des décors et des costumes, la concurrence pourrait créer la surprise dans toutes les autres catégories, ou presque. 

Un Américain sacré à Paris ?

Nommée à 11 reprises, la comédie musicale Annette pourrait bien valoir à Leos Carax le César de la meilleure réalisation, un juste retour des choses pour l’enfant terrible du cinéma de français qui de Mauvais Sang à Holy Motors en passant par Les Amants du Pont Neuf, n’a eu de cesse fasciner ses collègues par sa liberté de ton, à défaut de séduire le grand public. Déjà primé à Cannes, cette célébration fastueuse du Septième art n’a d’ailleurs réuni que 325.000 spectateurs l’été dernier.

Sa vedette, c'est Adam Driver, irrésistible dans le rôle d’une star du stand-up borderline, épris de la cantatrice jouée par Marion Cotillard. Sera-t-il le deuxième Américain à remporter le César du meilleur acteur après Adrien Brody pour Le Pianiste en 2003 ? Un signe à ne pas prendre à la légère : Canal + a annoncé hier qu’il assisterait à la cérémonie tout comme Russel et Ron Mael, alias The Sparks, le duo californien en lice pour le trophée du scénario original et de la meilleure bande originale. On ne voit pas comment ce dernier pourrait leur échapper.

Valérie Lemercier elle aussi attend beaucoup de cette soirée. Petite déception au box-office, avec 1,3 million d’entrées, Aline, son vrai-faux biopic de Céline Dion, est nommé dans 10 catégories dont celle du meilleur film et de la meilleure réalisation. Mais s’il y en a une où elle part avec une longueur d’avance, c’est celle de la meilleure actrice, rien que pour sa transformation bluffante. Mais attention à Valeria Bruni Tedeschi, irrésistible en dessinatrice bobo, piégée aux urgences un soir de manif des Gilets jaunes dans La Fracture de Catherine Corsini.

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Quoi qu’il arrive ce soir sous les yeux de la star australienne Cate Blanchett, qui recevra un César d'honneur, cette 47e édition restera celle où pour la toute première fois, trois femmes auront été en lice pour le César du meilleur film, et trois pour celui de la meilleure réalisation dont Julia Ducournau avec Titane, la Palme d'or sulfureuse du dernier Festival de Cannes. Mais si l’une d’entre elles se détache, et pourrait bien créer la sensation, c’est Audrey Diwan avec L’Événement

Déjà primée à Venise, aux Lumières et en lice aux Baftas, ce puissant récit d’un avortement clandestin dans les années 1960 n’a pas rencontré le succès qu’il mérite en salles, avec moins de 130.000 spectateurs. On lui prédit, a minima, le César de la meilleure adaptation, périlleuse, du roman éponyme d’Annie Ernaux et de la révélation féminine pour l’étourdissante Anamaria Vartolomei. 


Jérôme Vermelin

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