La France face à une 3e vague d'ampleur

Bigard, Bedos, Lindon, Ruquier… Ces people qui ne digèrent pas les nouvelles mesures sanitaires

Jérôme Vermelin
Publié le 29 septembre 2020 à 15h38, mis à jour le 29 septembre 2020 à 19h45
Bigard, Bedos, Lindon, Ruquier… Ces people qui ne digèrent pas les nouvelles mesures sanitaires

Source : France 2

PAS CONTENTS - Alors que le gouvernement vient de mettre en place de nouvelles restrictions pour enrayer la pandémie de Covid-19, plusieurs personnalités ont exprimé leur défiance, voire leur colère sur les réseaux sociaux et les plateaux de télévision ces derniers jours. Morceaux choisis.

Les people sont-ils des citoyens comme les autres ? A voir. Si d’après un sondage IFOP publié le week-en dernier dans le Journal du dimanche, une large majorité de Français se dit prête à accepter des restrictions supplémentaires pour lutter contre la propagation du Covid-19, une poignée de personnalités du monde du spectacle n’hésite pas à afficher son opposition aux mesures gouvernementales, sur les réseaux sociaux comme sur les plateaux de télé. Quitte à déplaire ?

Le plus bruyant d’entre eux est bien sûr Jean-Marie Bigard, qui dans une vidéo postée sur Twitter le 25 septembre, a appelé les Français "à la désobéissance", insultant copieusement, au passage, le ministre de la Santé Olivier Véran.  "Je me contrefous de l'expression de tel ou tel à mon égard", a réagi ce dernier dimanche, dans le Grand Jury LCI-RTL-Le Figaro. "En revanche, je note cette espèce de violence débridée, de violence sociale qui s'exprime sur les réseaux sociaux à visage couvert ou découvert".

Olivier Véran répond à BigardSource : TF1 Info
JT Perso

Dans un registre plus "soft" que Jean-Marie Bigard, du moins dans la forme, il y a évidemment Nicolas Bedos. Publié jeudi dernier sur Instagram et Twitter, le texte du fils de Guy Bedos, appelant à "vivre quitte à en mourir", a suscité de vives réactions, dont celle d’Olivier Véran, encore lui. Au Sénat, le ministre avait déploré "une phrase à l’emporte-pièce", voire "un exutoire personnel".  

Ce n’est pas l’avis de Laurent Ruquier, qui a tenu à apporter son soutien à celui qui fut l’un de ses chroniqueurs dans "On n’est pas couché". "Sur le fond, oui, je suis d’accord avec lui", a expliqué l’animateur vendredi sur le plateau de "C à vous". L’émission a été déprogrammée ce jour-là en raison de l’attaque au couteau, à Paris. La séquence a finalement été diffusée ce lundi sur France 5, durant un plateau sur la situation sanitaire. 

Il n'y a pas de cohérence dans les décisions qui sont prises. Il faut quand même aussi laisser vivre les gens et la société. Ce n'est pas possible ce qu'on nous impose

Laurent Ruquier, sur France 5

"Ce n'est pas vrai que les Français ne suivent pas les consignes !", s’est emporté Laurent Ruquier, fustigeant le tour de vis du gouvernement. "On le voit partout, dans le métro, dans les rues ! Après au restaurant, on est bien obligé d'enlever le masque pour manger. Mais on le fait ! Qu'est-ce qu'on attend de plus de nous ? Et surtout, il n'y a pas de cohérence dans les décisions qui sont prises. Il faut quand même aussi laisser vivre les gens et la société. Ce n'est pas possible ce qu'on nous impose ! Je vous jure, ce n'est pas possible !".

Pas en reste, c’est un Vincent Lindon très en verve qui a détonné ce dimanche, sur le plateau du 20h de France 2. "Celui qui n’a pas son masque se fait dénoncer. J’ai l’impression qu’on a repris nos mauvaises habitudes, nos mauvais réflexes. C’est ça qui me fait le plus peur", a déploré l’acteur, venu faire la promo de son nouveau film, Mon Cousin. Mais qui n’a pas manqué de donner son avis sur la période actuelle. 

"J'ai vécu toute ma vie dans un monde où les parents se sacrifient pour leurs enfants. Là, j'ai l'impression qu'on a sacrifié notre jeunesse pour les parents", a-t-il poursuivi face à un Laurent Delahousse circonspect. "Je suis prêt, moi, à prendre des risques pour que mes enfants puissent continuer à vivre sans masque et rigoler, aller dans les bars (…) Il n’y a pas de monde qui se fait sans dégâts."


Jérôme Vermelin