C'est la première candidate à quitter cette 13ᵉ saison de "Danse avec les stars".
Caroline Margeridon est revenue sur son incroyable aventure pour TF1info.
"Même James Denton a pleuré quand j'ai été éliminée", nous a confié la femme d'affaires très appréciée de ses camarades.

Elle aura marqué l'émission par sa bonne humeur à toute épreuve. Caroline Margeridon est la première candidate de la 13e saison de "Danse avec les stars" à avoir été éliminée ce samedi sur TF1. Dernière du classement après son quickstep sur "Elle a fait un bébé toute seule" de Jean-Jacques Goldman, la célèbre acheteuse d'"Affaire conclue" s'était retrouvée en face à face avec Cristina Cordula. 

Malheureusement pour elle, les téléspectateurs ont choisi de sauver la reine du shopping avec 83% des suffrages contre 17% des votes pour la pétillante femme d'affaires qui n'a pas démérité. Âgée de 57 ans, elle avait avoué qu'elle n'avait jamais fait d'exercice physique de sa vie avant l'émission. "Mon aventure prouve que dans la vie, on peut tout faire. Et qu'il faut tout essayer car même dans le négatif, il y a toujours du positif", nous a confié Caroline Margeridon au téléphone. 

Vous n'êtes pas trop déçue d'avoir été éliminée ?

 

J’étais surtout très triste de laisser mes copains. Mais je sais que je vais les revoir sur le tournage du premier prime en direct, le 22 mars. Ils m'ont tous envoyé plein de messages pour me dire qu’il n’y avait plus d’ambiance et que je leur manquais ! Même James Denton a pleuré quand j'ai été éliminée, c’était horrible ! Moi, je suis vraiment Maman Calinou. Et pour vous dire la vérité, ça m'a soulagée d'être partie en premier sinon j’aurais pleuré de voir les autres partir. Nous avons tous créé un lien incroyable, il n’y avait que de la solidarité.

J’en ai vraiment bavé !
Caroline Margeridon

Jean-Marc Généreux a dit sur Instagram que vous étiez la "maman cosmique" de l'émission…  

Il est trop mignon, même Chris Marques a écrit des choses trop gentilles sur moi. C’est dingue parce que j’ai eu des messages des jurés, des danseurs, des cadreurs et même des ingénieurs son. C’est ça qui m’a donné un pincement au cœur. Mais je leur ai dit qu’ils n’allaitent pas se débarrasser de moi comme ça ! 

Avant le lancement de l'émission, vous aviez dit que vous seriez la première à partir. Vous avez un don de voyance ?

C'est mon côté Mme Irma ! En fait, je les avais tous vus danser. Et dans la majorité, ce sont tous des sportifs, alors que moi je fais juste du sport avec ma jambe droite car j'ai une voiture automatique. Les gens sont convaincus que je fais du sport, mais en réalité non ! J’ai quand même été opéré deux fois du dos, je savais que physiquement ça allait être dur. Et j'avoue que j’en ai vraiment bavé ! En plus, dès le premier prime, j’avais une côte flottante, car je m’étais fait mal lors d’un porté pendant les répétitions. 

Avec Christian Millette, je me suis fait un ami à la vie, à la mort
Caroline Margeridon

Vous avez rendu hommage à Christian Millette lors de votre élimination…

J’ai la chance d’avoir eu un danseur exceptionnel. Je me suis fait un ami à la vie, à la mort. Là, je devais l’emmener avec moi à Ibiza, parce que je suis partie me reposer une semaine, mais il m’a dit qu’il ne pouvait pas parce qu’il fait "Danse avec les stars d'Internet" ! Je lui ai promis que s’il arrivait en finale, je viendrais le voir. J’ai la chance d’avoir des amis depuis 40 ans et je ne pensais pas me faire un nouvel ami, mais ça a été un coup de foudre.

Cette aventure vous a-t-elle donné envie de vous mettre au sport ? 

Oui ! J’ai décidé que j’allais me mettre à la boxe deux fois par semaine. J’ai toujours rêvé d’en faire, car c’est bon pour le cardio et pour tout le corps. C’est acté, j’attends juste que ma côte aille mieux et j’attaque ça.

Mes parents ne voulaient pas de moi. Ils voulaient un garçon
Caroline Margeridon

D’où vous vient ce côté maternant ? 

C’est bizarre, je suis comme ça depuis que je suis petite. À l’école, j’étais déjà le bout en train de la classe et je protégeais toujours mes sœurs alors que je suis la dernière d’une fratrie de trois filles. En fait, ce n’est pas si bizarre que ça, parce que mes parents ne voulaient pas de moi. Ils voulaient un garçon. Pendant trois jours d'ailleurs, je n’ai pas eu de prénom. Je devais m’appeler André comme mon grand-père. Il n'y a pas vraiment de hasard quand on y pense. 

Vous qui ne portez jamais de jupe ou de robe, ça vous a fait quoi de vous voir vêtue ainsi ? 

La première fois qu’on m’a mis une jupe sur "Danse avec les stars", ça a été un gros challenge ! En plus c'était une minijupe à paillettes. Je ne me suis jamais regardé dans la glace, sinon ça m’aurait trop déstabilisée… Moi qui ne suis pas une grande stressée, lors de la première danse, quand Christian m’a lâché la main, j'étais tétanisée. C’était la première fois de ma vie. 

Pour la première fois de ma vie, j’ai ressenti du stress. Et ça m’a fait du bien !
Caroline Margeridon

"Danse avec les stars" aurait-il révélé votre vulnérabilité ? 

Oui ! Quand j’étais jeune, je n’avais jamais peur de rien. J’avais un culot fou. Et là, pour la première fois de ma vie, j’ai ressenti du stress. Et ça m’a fait du bien ! C’est extraordinaire d’avoir de nouvelles sensations à mon âge. Et ça prouve que je suis normale. Jusqu’ici, je me trouvais bizarre, car rien ne m'impressionnait. 

Vous avez également évoqué votre vie de maman célibataire. Votre participation sonne-t-elle comme un message d'encouragement aux femmes seules ? 

C’est vrai que le fait de pouvoir donner du courage à des femmes, c'est super. Moi, j'ai du mal à comprendre celles qui ne partent pas alors qu’elles sont malheureuses. Je sais que très souvent, c'est une question de matériel. Les gens vont dire que pour moi, c'était facile car j’avais deux employés à plein temps à la maison. Mais lorsque j'ai quitté le père de mes enfants en pleine nuit et que j'ai débarqué à Paris, je n'avais plus un sou. Nanni et Nanon sont venus me voir et ils m'ont dit qu'ils resteraient avec moi-même gratuitement. Pendant des années, tout ce que je gagnais, c'était pour les payer. Grâce à eux, j'ai pu travailler. J'ai ensuite fait venir leurs enfants des Philippines. Maintenant, ils ont leur passeport français et ils travaillent. C’est une très belle aventure humaine.


Rania HOBALLAH

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