"C'est un prophète !" : Hélène Carrère d’Encausse appelle Michel Houellebecq à rejoindre l’Académie française

Publié le 17 février 2022 à 13h25

Source : Sujet TF1 Info

Hélène Carrère d’Encausse a accordé un entretien événement à Darius Rochebin sur LCI.
La patronne de l’Académie française y invite Michel Houellebecq à rejoindre la prestigieuse institution.
Pour elle, l’auteur d’"Anéantir" est un visionnaire qu’elle compare à Victor Hugo.

Michel Houellebecq à l’Académie française ? Dans un entretien accordé à Darius Rochebin, bientôt diffusé sur LCI, Hélène Carrère d’Encausse invite l’écrivain à rejoindre la prestigieuse institution. "J'appelle Michel Houellebecq à entrer à l'Académie française. Je le souhaite de tout mon cœur. J'aimerais qu'il entende cet appel", déclare-t-elle en tant que Secrétaire perpétuel de l’Académie. L’historienne précise l’avoir déjà approché à ce sujet par le passé, en vain. "J’ai eu un contact il y a deux ou trois ans. Mais je ne désespère pas."

Je vais vous choquer. Mais Houellebecq pour moi, c'est un peu comme Victor Hugo, c'est l'auteur total
Hélène Carrère d'Encausse

Au cours de cet entretien, Hélène Carrère d’Encausse souligne le génie visionnaire de Michel Houellebecq qu’elle compare à l'une des plus grandes figures des lettres françaises. "Je vais vous choquer. Mais Houellebecq pour moi, c'est un peu comme Victor Hugo, c'est l'auteur total", lance-t-elle. "Il a des intuitions annonciatrices. Houellebecq au fond n’est pas un mauvais type. Ce n’est pas le type qui se réjouit en disant "Tout va mal, comme c’est gai !". Pas du tout. Il dit : 'voilà le monde, mais quelle horreur !' C'est un prophète !"

La patronne de l’Académie française donne en exemple le dernier roman de Michel Houellebecq, Anéantir, paru début janvier. "Un livre tendre", dit-elle. "Houellebecq a même prévu le scandale des Ehpad. Il voit le désastre vers lequel nous nous avançons." Dans Anéantir, le père du personnage principal, victime d’un AVC, doit être hospitalisé dans une maison de retraite, à son grand désespoir. Des établissements que l’écrivain décrit comme "des mouroirs ignobles".


Jérôme VERMELIN

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