La Cour suprême révoque le droit à l'avortement, ouvrant la voie à son interdiction

"Votre vie, votre choix" : les filles de Paul Walker et d’Alec Baldwin défendent l'avortement en parlant du leur

Delphine DE FREITAS
Publié le 28 juin 2022 à 13h07, mis à jour le 28 juin 2022 à 13h59
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Source : JT 20h WE

Meadow Walker, 23 ans, et Ireland Baldwin, 26 ans, ont dénoncé la décision de la Cour suprême américaine de révoquer le droit constitutionnel à l’avortement.
Toutes les deux ont expliqué sur les réseaux sociaux pourquoi elles avaient interrompu leur grossesse.
"J’ai choisi d’avorter parce que je sais exactement ce que c’est de naître entre deux personnes qui se détestaient", insiste pour sa part la fille d’Alec Badwin et Kim Basinger.

Elles ont presque le même âge et ont grandi dans l’ombre de parents adulés à Hollywood. Ireland Baldwin et Meadow Walker font partie des milliers de femmes à avoir partagé le récit très personnel de leur propre avortement alors que la Cour suprême américaine vient de révoquer le droit constitutionnel donnant accès à l'IVG. La première est la fille des acteurs Alec Baldwin et Kim Basinger. La seconde est la fille de la défunte star de la saga Fast and Furious Paul Walker. Toutes deux ont utilisé les réseaux sociaux pour faire part de leur expérience et rappeler la nécessité d’avoir le choix ou non d’interrompre une grossesse.

Bannir l’avortement n’empêchera pas les avortements, ça empêchera les avortements sans danger

Meadow Walker

C’est sur Instagram que Meadow Walker, 21 ans, a dénoncé "un énorme retour en arrière dans l’histoire" et "une profonde injustice pour les femmes" américaines. Si la décision de la Cour suprême ne rend pas les interruptions de grossesse illégales, elle renvoie les États-Unis à la situation en vigueur avant l'arrêt emblématique "Roe v. Wade" de 1973, quand chaque État était libre de les autoriser ou non. Au moins 8 États les ont déjà rendues illégales, sept prévoient de le faire dans les prochaines semaines. "Un nombre incalculable de femmes ont éprouvé des difficultés en prenant la décision d’avorter. Moi aussi j’ai été confrontée à ce choix mais en 2020, alors que le monde s’effondrait pendant la pandémie, j'ai pris la décision d’avorter", écrit-elle.

Meadow Walker salue le "super médecin" qui l’a accompagnée et lui a permis d’être "la personne heureuse et en bonne santé qu’elle est aujourd’hui". "Bannir l’avortement n’empêchera pas les avortements, ça empêchera les avortements sans danger", insiste-t-elle, parlant de son IVG comme d’une "expérience très privée et personnelle, comme cela devrait l’être". Mais en parler, c’est aussi destigmatiser. Sur TikTok, Ireland Baldwin explique évoquer son cas pour que "les femmes se sentent soutenues et aimées, qu’elles veulent partager leurs histoires ou pas".

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La jeune femme de 26 ans relate être tombée enceinte quelques années plus tôt alors que son couple battait de l’aile. "Avec mon petit ami, nous n’étions vraiment pas heureux. Il avait été clair sur le fait qu’il ne voulait pas d’enfants, qu’il ne voulait pas se marier. Il voulait à peine être dans une relation sérieuse", dit-elle. "J’ai choisi d’avorter parce que je sais exactement ce que c’est de naître entre deux personnes qui se détestaient", poursuit-elle. 

"Est-ce que j’aurais pu avoir ce bébé et le faire adopter ? Peut-être, peut-être pas", lâche Ireland Baldwin, confessant qu’elle aurait été incapable d’élever un enfant sans "sa propre sécurité financière" ni "l’amour et le soutien d’un partenaire". "Je me suis choisie et je me choisirais encore. C’est votre vie, votre choix", martèle-t-elle. Un libre-arbitre que continuent à défendre de nombreuses manifestations organisées à travers les États-Unis.


Delphine DE FREITAS

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