Trois des anciennes danseuses de la chanteuse américaine l’attaquent en justice, évoquant un environnement de travail hostile.
Elles assurent avoir été victimes de discrimination, notamment sur leur poids, de la part de celle qui défend le mouvement "body positive".
Dans une déclaration postée sur Instagram ce jeudi, Lizzo dément les faits et parle de "fausses accusations" qu’elle juge "scandaleuses".

Sa réponse était attendue. La chanteuse américaine Lizzo est poursuivie en justice par trois de ses anciennes danseuses pour "harcèlement sexuel", "discrimination" et "agression". Des accusations largement reprises par la presse dont elle s'est défendue ce jeudi alors qu'elle avait, jusque-là, gardé le silence. 

"Ces derniers jours ont été extrêmement difficiles et décevants. Mon éthique de travail, ma morale et mon intégrité ont été remises en question. Ma personnalité a été critiquée. D'habitude, je choisis de ne pas répondre aux fausses accusations, mais celles-ci sont incroyables et trop scandaleuses pour ne pas être abordées", a écrit la chanteuse dans un communiqué publié sur son compte Instagram. 

"Je sais ce que c'est que d'être humiliée quotidiennement et je ne critiquerai ou ne licencierai jamais un employé en raison de son poids", a-t-elle soutenu, alors qu'elle est notamment accusée de grossophobie par les plaignantes. "Je ne veux pas me faire passer pour une victime, mais je sais aussi que je ne suis pas la méchante que les gens et les médias ont dépeint ces derniers jours", a-t-elle ajouté.

Une partie de son équipe également accusée

Les plaignantes, à savoir Arianna Davis, Crystal Williams et Noelle Rodriguez, reprochent à Lizzo d'avoir créé un environnement de travail hostile. Elles ont fait état de "harcèlement sexuel, religieux et racial, de discriminations relatives au handicap, d'agressions et de séquestration, entre autres choses", a indiqué leur cabinet d'avocats dans un communiqué relayé par l'AFP. Elles citent notamment des interactions contraintes avec les artistes d'un sex show dans le quartier rouge d'Amsterdam. La cheffe des danseuses de l'artiste, Shirlene Quigley, est pour sa part accusée d'avoir fréquemment fait des commentaires à caractère sexuel et tenté de répandre sa foi chrétienne, notamment concernant le sexe avant le mariage, "en dépit des protestations". 

Invitées ce mardi sur le plateau du journaliste américain Chris Cuomo, les plaignantes ont relaté le mépris, le manque de respect, la grossophobie, les menaces et la pression dont elles auraient été victimes non seulement de la part d'une partie de son équipe, mais également de la chanteuse elle-même. Ces accusations ont surpris, alors que Lizzo se pose en chantre de l'acceptation de soi et de l'inclusivité. "Peu importe si votre employeur est une femme noire célèbre de grande taille dont on pense qu'elle offrirait un espace sain", a répondu Arianna Davis. 


S.B. avec AFP

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