Eva Green réclame un cachet d'un million de dollars pour un film annulé

Publié le 27 janvier 2023 à 11h54

Source : Sujet TF1 Info

La comédienne française est au cœur d'une bataille judiciaire au Royaume-Uni.
La star de "Casino Royale" réclame son cachet pour le film "A Patriot", malgré son annulation.
Son avocat fustige la société de production qui essaye de la faire passer pour une "diva".

Eva Green est au cœur d'une bataille judiciaire au Royaume-Uni. L'actrice française poursuit la société de production White Lantern Films pour réclamer son cachet d'un million de dollars (918.000 euros) pour le film A Patriot, malgré son annulation. La comédienne française de 42 ans, star de Casino Royale en 2006, devait jouer dans ce film de science-fiction avant que la production ne soit finalement arrêtée en octobre 2019. 

Comme le relaye Variety, l'actrice – également productrice exécutive du film – estime que ce montant lui est dû en vertu de la clause "pay or play" de son contrat, qui stipule que l'artiste doit être rémunérée même si le projet ne se fait plus ou que le producteur décide que ses services ne seront plus requis. Seul souci, White Lantern Films contre-attaque en estimant que les "demandes déraisonnables" de la comédienne avaient nui à la production du film. 

Eva Green est attendue à la barre lundi

Le procès qui s'est ouvert jeudi doit durer huit jours. Comme le précise l'AFP, Eva Green est attendue lundi à la barre. L'avocat de l'actrice, Edmund Cullen, a affirmé devant les juges que celle-ci "s'est pliée en quatre" pour que le projet se réalise car il traitait d'une "question qui la préoccupe beaucoup, à savoir la catastrophe climatique".

Mais les avocats de White Lantern Films estiment à l'inverse que l'actrice française a exprimé "un manque de confiance et un mécontentement" à l'égard de membres de l'équipe de production. Elle était "de plus en plus réticente à s'impliquer", en violation du contrat. Eva Green avait "une aversion au vitriol à faire le film que White Lantern pouvait et allait faire", a déclaré pour la production l'avocat Max Mallin. Il y avait selon lui une "scission entre les attentes d'Eva Green et le film qu'elle voulait faire et ce que le budget permettait".

Cette affaire est conçue pour dépeindre ma cliente comme une diva afin de faire les gros titres et de nuire à sa réputation
Edmund Cullen, avocat d'Eva Green

Les conseils de la production justifient leurs accusations en s'appuyant sur des messages WhatsApp dans lesquels Eva Green aurait qualifié un membre de l'équipe de "diabolique", de "sociopathe sournois", de "menteur et de fou". Elle aurait également traité le directeur de production, Terry Bird, de "crétin" et de "trou du cul fini". Des messages qui doivent être lus dans le contexte de négociations pour le rachat des droits du script pour en faire un film différent, a assuré son avocat.

"Cette affaire est conçue pour dépeindre ma cliente comme une diva afin de faire les gros titres et de nuire à sa réputation", a fait valoir Edmund Cullen, qualifiant d'"extraordinaires" les accusations contre Eva Green. "Elle a accepté à plusieurs reprises de repousser le début des prises de vue. Elle a accepté que la production soit déplacée d'Irlande au Royaume-Uni. Elle a proposé à plusieurs reprises d'utiliser une partie de ses honoraires pour financer les coûts de production", a-t-il énuméré dans ses observations écrites. Pour lui, White Lantern Films veut "noircir le nom d'une actrice qui n'a pas violé de contrat ni manqué un jour de tournage au cours d'une carrière de 20 ans". 


Rania HOBALLAH

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