Le prince William fête ses 40 ans : déjà un futur roi exemplaire

Publié le 20 juin 2022 à 10h00

Source : Sujet TF1 Info

Le début de l’été, ce mardi 21 juin, marque aussi l’anniversaire du duc de Cambridge.
L’adolescent qui marchait derrière le cercueil de sa mère a bien grandi, s’imposant comme l’un des membres les plus populaires de la famille royale britannique.
L’héritier du trône fait un sans-faute en public, mais aussi en privé après la rupture avec son frère Harry.

De profil, il regarde l’horizon. Comme tourné vers l’avenir. Le prince William s’affiche pour la première fois seul sur une pièce de monnaie. Un objet de collection frappé par la Monnaie royale pour marquer l’arrivée du duc de Cambridge chez les quadras. Ce mardi 21 juin, le fils aîné du prince Charles et de Lady Diana fête ses 40 ans. Un évènement qu’il devrait célébrer en petit comité entouré de sa femme et de leurs trois enfants. L’occasion, sans doute, pour le palais de dévoiler des photos inédites, comme il l’avait fait pour le quarantième anniversaire de Kate, en janvier.

Des clichés historiques qui rejoindront dans les livres ceux pris sur le balcon de Buckingham quelques jours plus tôt. Pour la clôture de son jubilé de platine, Elizabeth II était sortie saluer la foule, entourée de ses trois prochains héritiers. Une apparition surprise qui sonnait plus que jamais comme un passage de témoin pour une reine d’Angleterre toujours plus respectée. La souveraine de 96 ans est le membre de la famille royale le plus populaire avec 75% d’opinions favorables, selon un sondage YouGov. Elle est suivie de près par son petit-fils le prince William, deuxième avec 66%. Le prince Charles, premier dans la ligne de succession, ne pointe lui qu’à la sixième place.

Kate, son roc

Il faut dire qu'entre les Britanniques et le prince William, l'histoire dure presque depuis le premier jour. Ils rencontrent le fils aîné du prince Charles et de Diana pour la première fois dès le lendemain de sa naissance. C’est dans les bras de son père qu’il quitte l’aile Lindo du St Mary’s Hospital de Londres. Sa mère n’a de cesse de le protéger du tourbillon médiatique inhérent à la vie d’un futur roi. Il n’a que 15 ans quand elle meurt dans un accident de la route sous le pont de l’Alma à Paris, le 31 août 1997. Le monde retient l’image de cet adolescent et de son frère Harry, âgé de 12 ans, marchant la tête baissée derrière le cercueil de leurs mères.

Les princes William et Harry, 15 et 12 ans, lors des obsèques nationales de leur mère Diana, le 6 septembre 1997.
Les princes William et Harry, 15 et 12 ans, lors des obsèques nationales de leur mère Diana, le 6 septembre 1997. - ADAM BUTLER / POOL / AFP

Au fil des années, le jeune homme timide se transforme en père de famille engagé. Son mariage avec sa camarade de classe à la fac Catherine Middleton au printemps 2011 achève de réconcilier la famille royale avec ses sujets. À l’image du rôle du prince Philip auprès d’Elizabeth II, Kate est devenue son roc. Celle avec qui il mène tous ses combats. De la scène la plus publique à la sphère la plus privée. Même les rumeurs d’infidélité du prince n’ont pas raison d’eux. Le couple est à la tête de sa propre organisation caritative, The Royal Foundation, avec laquelle il s’engage pour la jeunesse, une meilleure prise en charge de la santé mentale et la sauvegarde de la planète.

Lorsqu’il rend hommage à sa grand-mère "presque centenaire" lors du concert géant organisé pour son jubilé de platine, le prince William lance un puissant appel à protéger l’environnement. "Il y a toujours de la place pour l’espoir", insiste-t-il dans un discours salué par la presse britannique. À son arrivée à la messe du jubilé avec Kate la veille, il est encensé par la foule présente devant la cathédrale St-Paul. Quand son cadet le prince Harry et son épouse, Meghan Markle, sont accueillis par un mélange d’applaudissements et de huées...

Militant affirmé et papa poule

Autrefois inséparables, les deux frères se sont vus trois fois en deux ans. Depuis la fuite en avant du cadet vers l’Amérique, leur brouille inspire des livres et fait vendre des magazines. Alors qu’il ne communique jamais sur les affaires privées, le prince William est contraint de limiter les dommages collatéraux de l’interview choc à Oprah Winfrey dans laquelle sa belle-sœur accuse les Windsor de racisme. "Nous ne sommes pas du tout une famille raciste", lâche-t-il au journaliste qui l’interroge. Il œuvre en coulisses aussi pour préserver l’image de son clan quand le prince Andrew est poursuivi pour viol aux États-Unis. Et s’assure que son oncle ne reprenne pas ses activités royales officielles une fois la menace de procès levée.

Entouré de son arrière-grand-mère Elizabeth II, de ses parents, de sa soeur et de son frère, le prince Louis (au centre) enchaîne les grimaces sur le balcon de Buckingham, le 2 juin 2022.
Entouré de son arrière-grand-mère Elizabeth II, de ses parents, de sa soeur et de son frère, le prince Louis (au centre) enchaîne les grimaces sur le balcon de Buckingham, le 2 juin 2022. - Daniel LEAL / AFP

William, c’est un peu une main de fer dans un gant de velours. Redoutable négociateur, militant affirmé, il bénéficie d’un capital sympathie grandissant. Rien que ces six derniers mois, il a évoqué publiquement sa dépression, il a demandé pardon pour l’esclavage en Jamaïque et a joué les vendeurs de journaux incognito pour The Big Issue, le magazine britannique des sans-abri. 

"Depuis que je suis venu ici avec ma mère, j'ai toujours voulu me battre pour les sans-abri. J'ai fait tout ce que j'ai pu pour accroître la visibilité des sans-abri et je veux faire plus", insiste-t-il dans une interview à la publication, évoquant sa visite du centre The Passage avec Lady Di en 1993. "J'aimerais avoir 21 ans à nouveau. 40 ans... Il faut que je me mette dans le bain", souligne-t-il dans le même entretien. Amateur de football et inconditionnel du club d’Aston Villa, ses gesticulations régulières en tribunes font sourire. Et rappellent celles de son petit dernier, âgé de 4 ans, lors du jubilé de platine.

Il n’est d’ailleurs jamais aussi facile de s’identifier au prince William que lorsqu’il joue les papas poules avec George, Charlotte et Louis. Sur le papier, le petit-fils d’Elizabeth II a déjà tout du roi exemplaire, conscient de vivre dans une époque où la pérennité de la monarchie n'est pas garantie. "Je suis entre de bonnes mains", glissait Kate cette semaine à une femme lui assurant qu’elle ferait une très bonne princesse de Galles quand son beau-père Charles serait roi. La presse britannique avance que la famille pourrait très prochainement s'installer à Windsor, au plus près de la reine. En attendant de monter sur le trône, les Cambridge sont déjà adoubés par le star-système. Il se murmure même qu’ils seraient invités à la très select soirée d’anniversaire pour les 60 ans de Tom Cruise.


Delphine DE FREITAS

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