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"Macron, j’aimerais bien lui péter la gueule !" : la sortie de Pio Marmaï à Cannes fait polémique

Jérôme Vermelin
Publié le 11 juillet 2021 à 12h05, mis à jour le 12 juillet 2021 à 0h46
JT Perso

Source : TF1 Info

POLÉMIQUE – Durant la conférence de presse de "La Fracture", le film de Catherine Corsini où il incarne un Gilet jaune, Pio Marmaï a expliqué partager "comme tout le monde", le fantasme de son personnage d’entrer à l’Elysée pour "péter la gueule" à Emmanuel Macron. Des propos qui ont déclenché une vive polémique.

Est-ce la première polémique du 74e Festival de Cannes ? Sur les réseaux sociaux, en tout cas, ça y ressemble. Depuis quelques heures, les internautes se repartagent une séquence de la conférence de la conférence de presse du film La Fracture au cours de laquelle le comédien Pio Marmaï s’en prend à Emmanuel Macron.

Alors qu'une journaliste du média Brut vient de demander à l'ensemble de l'équipe du film quel message elle aimerait adresser à Emmanuel Macron, si elle était amenée à le rencontrer, c'est l'acteur qui se lance en premier. "D'abord j'ai pas grand-chose à dire à pas grand monde, certainement pas à Macron. Je ne donne de leçon à personne", répond en préambule l'acteur, avant de décrire son personnage de routier Gilet jaune.

"Ce que j'estime assez fort, ce que j'essaie de raconter en jouant ce mec, c'est qu'il y a cet endroit de révolte qui m'a toujours été assez intime. Quand on pousse les gens à un moment de fragilité, et de violence pareille, c'est sûr qu'à un moment, il y a une maladresse qui peut surgir, un moment de dureté, de révolte dure, brute."

Puis faisant référence à l'idée de son personnage d'entrer à l'Elysée par les égouts, il lance : "Alors en l’occurrence moi Macron j'aimerais bien aller chez lui en passant par les chiottes et par les tuyaux et lui péter la gueule, ça évidemment un peu comme tout le monde, dans l'absolu."

Des propos qui ont rapidement fait réagir anonymes et personnalités politiques. "L’appel à la violence n’a sa place nulle part, et votre statut 'd’artiste' ne le rend ni plus intelligent ni plus acceptable. C’est même l’inverse : vous remportez la palme du propos le plus vulgaire", a ainsi tweeté Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur au moment des manifestations des Gilets jaunes.

"Certains devraient essayer la crise dans un autre pays juste histoire d'avoir un point de comparaison", a estimé pour sa part la député LaREM Anne-Laurence Petel.

Le hic, car il y en a un, c'est que la séquence diffusée en boucle, et amplement commentée toute la journée, ne comprend pas la fin de l'intervention de Pio Marmaï. "Mais ce qui est intéressant, c'est comment on raconte cette révolte, qu'elle passe par la langue ou par l'acte de violence (...) Après si j'avais Emmanuel Macron en face de moi je lui dirais 'Mon pote, qu'est-ce qui se passe là ? Soyons francs, qu'est-ce qui est en train de se passer ? Et malheureusement il n'est pas là. Il est là ou pas ?".


Jérôme Vermelin

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