Le Festival de Cannes de retour après un an de pandémie

Mon Journal de Cannes, épisode 4 : je fais ce que je veux avec mes cheveux !

Jérôme Vermelin, à Cannes
Publié le 9 juillet 2021 à 11h27
Mon Journal de Cannes, épisode 4 : je fais ce que je veux avec mes cheveux !

BILLET D'HUMEUR – Du 6 au 17 juillet, je vous raconte depuis la Croisette la 74e édition du Festival de Cannes de l'intérieur, entre coups de cœur et coups de griffes. Aujourd'hui, une petite réflexion sur l'évolution du glamour sur les marches.

Ce jeudi soir, sur le tapis rouge de Stillwater, une jeune femme a fait le grand écart à la manière de Jean-Claude Van Damme sur l’affiche de Full Contact. Je n’ai pas bien compris le message, mais ça m’a fait sourire, et un peu mal aux cuisses. Ce mini happening est en tout cas plus réjouissant que la succession de mannequins pas très célèbres qui se sont succédées juste après sur les marches. Robes échancrées, moues boudeuses, regard d’acier comme Ben Stiller dans Zoolander… Ce sont elles qui animent soir après soir la montée des marches. Mais quelle empreinte laissent-elles dans l’histoire du Festival de Cannes sinon celle de la carte gold de leur sponsor ?

AFP

En 2021, ce type d’exercice n’a pas totalement perdu de son prestige, heureusement. Les étoiles dans les yeux de Camille Cottin hier soir au bras de Matt Damon en témoignent. Mais depuis l’apparition du mouvement #MeToo, les codes ont clairement évolué, sinon changé. La définition du glamour n’est plus enfermée dans le culte de la jeunesse et du "sexy", au contraire. Le meilleur exemple, depuis le début de la quinzaine, nous vient de l’actrice américaine Andie McDowell, égérie mythique de L’Oréal dont la splendide chevelure argentée en dit plus que de longs discours.

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Au chapitre capillaire, je suis obligé d’évoquer la "businesswoman"  russe Elena Lenina, dont un confrère me faisait remarquer qu’il n’entendait parler d’elle qu’une fois par an... lorsqu’elle monte les marches de Cannes. Sa couronne de tresses spectaculaire n’est évidemment pas passée inaperçue et je voudrais profiter de ce billet pour rendre hommage au spectateur qui était assis derrière elle à la projection de Tout s’est bien passé, le très beau film de François Ozon. J’espère qu’il parlait français et qu’il n’avait pas besoin de lire les sous-titres. Dans le cas contraire, je m’engage à lui trouver un billet pour une séance de rattrapage. Bon je vous laisse, j'ai rendez-vous j'ai le coiffeur...


Jérôme Vermelin, à Cannes

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