"Salam", le documentaire : Diam’s explique pourquoi elle "a repris la plume" pour se raconter

Delphine DE FREITAS
Publié le 2 mai 2022 à 17h04
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Silencieuse depuis dix ans, la rappeuse a choisi de livrer "sa vérité" dans un film qui sera présenté au Festival de Cannes.
"Il m’était impossible de laisser des inconnus parler à ma place", écrit-elle sur un compte Instagram vide jusqu’à ce post.
Elle parle de sa collaboration avec les co-réalisatrices Houda Benyamina et Anne Cissé comme d’une "aventure pleine de bienveillance".

Pour vivre heureux, vivons cachés. Diam’s l’a bien compris depuis dix ans, quand elle a choisi de s’installer loin des regards qui pourraient troubler une paix intérieure qu’elle a eu temps de mal à trouver. Paix, Salam en arabe. Soit le titre du film de sa vie qui sera présenté en avant-première au Festival de Cannes ce mois-ci. Dans un communiqué, les producteurs Brut et Black Dynamite parlent d’un "film documentaire puissant et bouleversant, où elle se raconte à cœur ouvert". Il a fallu attendre le lendemain pour que la rappeuse aujourd’hui mère de famille s’exprime sur ce projet personnel.

J’ai voulu retourner sur mes traces et faire voyager le spectateur avec moi

Diam's

Pour l’occasion, Diam’s a réveillé son compte Instagram jusque-là en sommeil. Elle raconte comment "pendant des années", on est venu lui "demander l’autorisation de mettre sa vie en scène, de la jouer, de l’interpréter". Elle évoque les propositions de documentaires, de biopics, de séries qui "n’ont cessé d’affluer". "J’ai été touchée que l’on s’intéresse à mon parcours, mais il m’était impossible de laisser des inconnus parler à ma place. Alors j’ai repris ma plume", explique-t-elle. Cette plume aiguisée qui a écrit parmi les plus belles pages du rap français.

Diam’s, Mélanie à l’état civil, a refusé de voir "sa dépression, ses souffrances, sa quête, sa renaissance" devenir un pur produit de divertissement. Elle évoque "une aventure pleine de bienveillance aux côtés d’Houda Benyamina et Anne Cissé", ses co-réalisatrices qui porteront le film sur la Croisette. "J’ai voulu retourner sur mes traces et faire voyager le spectateur avec moi. Replonger dans mes souvenirs et leur redonner vie avec ma plume et la caméra. Retrouver ma mémoire dans les lieux qui m’ont marquée, retrouver les gens qui m’ont tant apporté et qui m’ont aidé à me construire", écrit-elle.

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Convertie à l’islam, Diam’s avait évoqué son rapport à la religion dans deux rares entretiens filmés dans lesquels elle apparaissait voilée. À "Sept à Huit" en 2012 puis à Arab News il y a trois ans. Elle disait ne pas avoir trop parlé à la presse parce qu’elle "ne savait pas quoi dire". "C’était la foi et c’était très dur à expliquer", assurait-il. Le film Salam "lui a offert les moyens de raconter avec sa vision, son émotion et ses mots ce qu’elle appelle : sa vérité". Une quête qui a été celle d’autres personnes se demandant "comment trouver la paix intérieure alors qu’ils se sont perdus dans le labyrinthe de la vie".

Salam figure parmi les séances spéciales du Festival de Cannes. Installée en Arabie saoudite avec sa famille, Diam’s n’a pas officialisé sa présence sur la Côte d’Azur.


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