Sept à huit

Gérard Depardieu dans "Sept à Huit" : "La France d'aujourd'hui me déprime"

Rania Hoballah
Publié le 11 octobre 2020 à 19h56, mis à jour le 14 octobre 2020 à 11h05
JT Perso

Source : TF1 Info

CONFESSIONS – Le comédien français est l'invité du "Portrait de la semaine" dans "Sept à Huit" sur TF1 de ce dimanche 11 octobre. Il s'est notamment confié sur son enfance, sur la France d'aujourd'hui ainsi que sur ses "amis dictateurs".

Il a ouvert les portes de sa maison aux équipes de "Sept à Huit". Ce dimanche, Gérard Depardieu était l'invité du Portrait de la semaine, réalisé par Audrey Crespo-Mara. Le comédien qui sort ce jeudi 8 octobre un livre baptisé Ailleurs aux éditions du Cherche-Midi, s'est livré comme à son habitude sans filtre, ni tabou. 

Monstre sacré du cinéma, Gérard Depardieu est revenu sur son enfance marquée par le fait qu'il n'était pas désiré par sa mère. Celle-ci a en effet essayé d'avorter alors qu'elle était enceinte de lui. "Il n'y avait pas les médecins ou la contraception comme aujourd'hui. Donc c'était aiguilles à tricoter, les queues de cerises et toutes les méthodes qui étaient bonnes", raconte l'interprète de Cyrano. "Elle me répétait souvent 'Et dire que j'ai failli ne pas t'avoir'. C'est pour cette raison que je ne suis jamais senti lié à une famille. J'ai des frères et des sœurs mais je ne les vois jamais", a-t-il admis.

Je ne suis pas là pour dénoncer, je suis là pour voir et écouter

Gérard Depardieu

L'acteur aux 2 César qui dit avoir toujours eu des "envies d'ailleurs" se dit déprimé par la France d'aujourd'hui. "Ça fait un bout de temps que le France est triste, tout comme l'Europe d'ailleurs. Les gens sont très tristes, d'ailleurs je ne les vois pas car je sors très peu d'ici", admet Gérard Depardieu qui estime que l'espoir devrait venir des migrants. "Les migrants, ils vont ailleurs, ça devrait être une chance pour la France. (…) Mais on veut faire des murs maintenant, comme Trump, mais ce n'est pas être vivant que de faire des murs", se désole le comédien.

Si le monde politique le déprime aussi, il revient sur ses relations avec ses "amis dictateurs" : "Quand on est à l'étranger il ne faut pas parle de politique. Je ne suis pas journaliste, moi je me promène et j'adore la Russie par exemple. (…) Je ne suis pas là pour dénoncer, je suis là pour voir et écouter", se défend Depardieu qui évoque ses voyages en Corée du Nord ou encore en Biélorussie "qui ressemble à la Suisse". 

Sans cesse en mouvement, il explique par ailleurs vouloir vendre tout ce qu'il possède en France. Interrogé sur ses rôles marquants, il balaie la question d'un revers de la main. "Je ne renie pas ces rôles-là, mais c'est terminé. Ça ne me branche plus. Je n'ai jamais été acteur, je racontais des histoires. Si je me suis retrouvé dans ce métier, c'était pour apprendre à lire. Je n'ai aucun ego d'acteur", conclut-il.

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Vincent Dedienne est l'invité du podcast "Le cinéma, c'est la vie en mieux" à l'occasion de la sortie de Parents d'élèves. Son enfance, l'influence de Muriel Robin, sa découverte tardive du grand écran... L'acteur et humoriste se confie.

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