Virée par son agent après ses propos contre la communauté juive, Susan Sarandon fait son mea culpa

Publié le 4 décembre 2023 à 13h01

Source : TF1 Info

La comédienne américaine avait suscité une vive polémique suite à ses propos lors d'une manifestation pro-palestinienne à New York.
Une sortie qui a entraîné son éviction de l'agence UTA, en charge de sa carrière.
Dans un message posté sur les réseaux sociaux, elle plaide pour une "terrible erreur" de formulation.

Susan Sarandon fait machine arrière. Évincée par l’agence UTA, en charge de sa carrière, après ses propos polémiques lors d’une manifestation pro-palestinienne à New York, la comédienne américaine de 77 ans a réagi après plusieurs jours de silence dans un message posté sur Instagram ce week-end.

Le 17 novembre dernier, la star de Thelma & Louise avait pris la parole à Union Square, entourée de militants brandissant des drapeaux palestiniens. "Beaucoup de personnes ont peur d'être juif de nos jours et ils ont un aperçu de ce que c'est d'être musulman dans ce pays. Ils sont sans cesse victimes de violence", pouvait-on la voir déclarer dans une vidéo publiée par le New York Post.

J’avais l’intention de faire preuve de solidarité dans la lutte contre l’intolérance de toutes sortes. J’ai échoué
Susan Sarandon

"Cette formulation était une terrible erreur, car elle sous-entend que jusqu’à présent, les juifs ne connaissaient pas la persécution. En réalité, c’est l’inverse", reconnaît-elle dans son mea culpa, précisant s’être exprimée à la demande des organisateurs au dernier moment, sans avoir préparé son discours à l’avance.

"Comme nous le savons tous, des siècles d’oppression et de génocide en Europe à la fusillade de Tree of Life à Pittsburgh (qui a fait 11 victimes dans une synagogue en 2018 - NDLR), les juifs sont depuis longtemps familiers de la discrimination et de la violence commise en raison de la religion, et cela continue aujourd’hui", rappelle-t-elle encore.

"Je regrette profondément d’avoir sous-estimé cette réalité et blessé les gens avec ces paroles. J’avais l’intention de faire preuve de solidarité dans la lutte contre l’intolérance de toutes sortes. J’ai échoué", déplore la lauréate de l'Oscar de la meilleure actrice en 1996 pour son rôle de bonne-soeur dans La Dernière marche.

Susan Sarandon n’est pas la seule star impactée par les tensions que suscitent à Hollywood le conflit entre Israël et le Hamas. La comédienne mexicaine Melissa Barrera a ainsi été virée de Scream 7 après avoir accusé Israël de commettre "un génocide" et "un nettoyage ethnique à Gaza" dans une série de posts Instagram.

Alors que la jeune femme avait réagi en défendant sa liberté de parole, estimant que "le silence n'est pas une option", plus de 1300 artistes ont signé ce week-end une pétition dans laquelle ils accusent "les institutions artistiques occidentales de réprimer, réduire au silence et stigmatiser les voix et les points de vue palestiniens". 

Parmi les signataires de ce texte rédigé par l’ONG Artists for Palestine UK figurent Olivia Colman, l’actrice britannique Oscarisée pour La Favorite de Yorgos Lanthimos, Nicola Coughlan de la série La Chronique des Bridgerton ou encore Paapa Essiedu, vu dans la dernière saison de Black Mirror.


Jérôme VERMELIN

Tout
TF1 Info