Harry et Meghan "se sont sentis obligés" de quitter le Royaume-Uni pour leur propre sécurité

Publié le 8 décembre 2023 à 12h24, mis à jour le 8 décembre 2023 à 12h39

Source : JT 13h Semaine

Le duc de Sussex a défendu cette semaine au tribunal son droit à obtenir une protection policière lors de ses déplacements sur le sol britannique.
Dans une déclaration lue devant la Haute Cour de Londres, il laisse entendre que son installation aux États-Unis n’était pas son choix.
Des propos qui contrastent avec ceux du communiqué annonçant sa mise en retrait de la famille royale il y a trois ans.

Les débats se sont déroulés sans lui. Resté en Californie auprès de sa femme Meghan Markle et de leurs deux enfants Archie et Lilibet, le prince Harry a laissé le soin à ses avocats de défendre ses intérêts face à la Haute Cour de Londres cette semaine. Le duc de Sussex réclame le rétablissement de la prise en charge systématique de sa protection par des policiers lorsqu’il se trouve au Royaume-Uni. Un droit financé par le contribuable britannique qu’il a perdu en quittant ses fonctions royales il y a trois ans.

Le Royaume-Uni est au cœur de l'héritage de mes enfants. C'est un endroit où je veux qu'ils se sentent chez eux
Le prince Harry

Au dernier jour d’audience ce jeudi 7 décembre, le prince Harry s’est exprimé dans un communiqué lu par son avocate Shaheed Fatima, qu’a largement relayé la presse britannique. "C'est avec une grande tristesse pour nous deux que ma femme et moi nous sommes sentis obligés de nous retirer de ce rôle et de quitter le pays en 2020", a-t-il dit. De quoi balayer la notion de "choix" évoqué dans l’annonce choc de leur mise en retrait de la famille royale

"Le Royaume-Uni est mon pays. Le Royaume-Uni est au cœur de l'héritage de mes enfants. C'est un endroit où je veux qu'ils se sentent chez eux, tout autant que là où ils vivent actuellement, aux États-Unis. C’est impossible s'il n'y a aucune possibilité d'assurer leur sécurité lorsqu'ils sont sur le sol britannique. Je ne peux pas mettre ma femme en danger de la sorte et, compte tenu de mon expérience de la vie, je suis réticent à me mettre inutilement en danger moi aussi", insiste le prince Harry.

Les jours précédents, la défense du prince a qualifié d’"injuste" la décision prise par les autorités de changer les règles de prise en charge de sa sécurité. Elle a notamment cité le statut du fils de Charles III et les circonstances de la mort de sa mère Diana, tuée dans un accident de la route à Paris en 1997 alors qu’elle était poursuivie par des paparazzis. De son côté, le ministère britannique de l’Intérieur argue qu’un arrangement "au cas par cas" a été mis en place pour assurer la sécurité des Sussex lors de leur présence sur le sol britannique.

Au printemps, le prince Harry a demandé à pouvoir payer de sa poche sa protection policière au Royaume-Uni mais sa requête a été rejetée. La décision finale du juge dans ce dossier doit être rendue dans les prochaines semaines, selon la presse britannique. En présence ou pas du principal intéressé ? Le duc de Sussex n'a pas mis les pieds à Londres depuis septembre, à l'occasion d'une cérémonie de remises de prix la veille de l'anniversaire de la mort d'Elizabeth II.


Delphine DE FREITAS

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