Il insulte Giorgia Meloni en concert : le chanteur de Placebo visé par une enquête judiciaire

Publié le 18 juillet 2023 à 16h44

Source : JT 20h Semaine

Brian Molko, le leader emblématique du groupe Placebo, est dans le collimateur de la justice italienne.
Il est visé par une enquête suite à ses propos injurieux sur scène à l’encontre de la Première ministre Giorgia Meloni.
D’après les médias locaux, le chanteur entendait protester contre sa politique à l’encontre de la communauté LGBTQ+.

Quand les chanteurs se lâchent contre les politiques, suite. Le parquet italien vient d’ouvrir une enquête contre Brian Molko, le chanteur du groupe britannique Placebo, âgé de 50 ans, suite à ses propos sur scène à l’encontre de la Première ministre d’extrême-droite Giorgia Meloni.

"Giorgia Meloni, sale merde fasciste, raciste, va te faire foutre", a lancé le leader de la formation le 11 juillet dernier lors d’un concert au festival Sonic Park de Stupinigi, près de Turin, devant plusieurs milliers de spectateurs. La scène, filmée par certains d'entre eux, circule en boucle sur les réseaux sociaux.

D'après les médias locaux, le chanteur a également apporté son soutien à la communauté LGBTQ+, ciblée par Giorgia Meloni depuis sa prise de fonction le 23 octobre dernier. La patronne du parti Fratelli d'Italia a notamment interdit aux mairies d'enregistrer les enfants de couples de même sexe. Une décision qui a plongé des milliers de familles dans un vide juridique.

L'affaire Placebo a rapidement pris une ampleur nationale puisque plusieurs communes italiennes ont fait savoir aux médias qu’elles refuseraient d’accueillir le trio à l’avenir. La ville de Matera a d’ores-et-déjà annoncé qu’elle retirait ses subventions au Sonic Park, qu’elle doit accueillir l’an prochain.

Issu de la même mouvance politique que Giorgia Meloni, le maire de Sassarai a lui indiqué qu’il n’empêcherait pas la tenue du concert du groupe dans sa ville, le 1er août prochain. "Si Placebo commet des actes obscènes, vulgaires, ils en répondront devant la justice, pas au maire ni à la région", a-t-il estimé.

Que risque concrètement Brian Molko pour ses propos ? L'article 290 du code pénal italien punit de 1000 à 5000 euros d'amende toute personne qui "publiquement diffame la République" mais aussi le Parlement, le gouvernement, le conseil constitutionnel, la justice ou l'armée.


Jérôme VERMELIN

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