Jason Statham : "Ceux qui méprisent le cinéma d’action sont des snobs !"

Le service METRONEWS
Publié le 16 juin 2015 à 11h35
Jason Statham : "Ceux qui méprisent le cinéma d’action sont des snobs !"

INTERVIEW - Le héros du "Transporteur", de "Expendables" et de "Fast and Furious 7" s’autoparodie dans "Spy", comédie d’espionnage déjantée de Paul Feig. L’occasion pour lui de tester son potentiel humoristique avec un personnage costaud mais un brin crétin. metronews l'a rencontré.

C’est l’envie de comédie qui vous a poussé à accepter ce rôle ?
Entre autres. Je n’étais jamais allé aussi loin dans l’humour. Paul se moque de mon image de héros d’action et c’est toujours bénéfique de rire de soi-même. D’ailleurs, plus il me tournait en ridicule, plus j’aimais ça. Mon personnage n’a aucune limite, il extrapole tout : on ne sait jamais à quel point il fantasme sa vie et ses exploits. C’est très drôle à jouer.

Êtiez-vous surpris que le réalisateur Paul Feig ait pensé à vous ?
Non car il fallait aussi que le personnage soit physique. Et, comme Paul est un fan de films d’action, il connaissait mon travail. D’ailleurs, je sais qu’il s’est un peu inspiré de mes précédents personnages pour écrire ce rôle.

Vous vouliez être espion quand vous étiez jeune ?
J’étais fan de James Bond comme tous les gamins anglais mais je voulais être cascadeur. Aujourd’hui, j’ai réalisé mon rêve... en mieux ! Je fais mes propres cascades et je joue. Et on ne va pas se mentir : être le héros, c’est plus sympa que d’être seulement la doublure.

"La peur fait partie de ma vie depuis toujours"

Avez-vous déjà refusé de faire une cascade ?
Je ne crois pas (ferme). La peur est nécessaire pour rester prudent et concentré mais elle ne m’a jamais envahi au point de refuser. L’adrénaline prend toujours le dessus. Et elle fait partie de ma vie depuis toujours : avant d’être acteur, j’étais sportif de haut niveau.

Une partie du milieu méprise le cinéma d’action et ses stars. Que leur répondez-vous ?
Qu’ils sont snobs ! Le cinéma est avant tout un divertissement et il en faut pour tous les goûts. Pour qui se prennent ces gens qui estiment que ce que nous faisons est nul et que les gens qui nous aiment sont stupides ? D’ailleurs, certains films d’action, comme la saga Bourne, sont très intelligents. Mais que voulez-vous ? Ceux qui critiquent parlent sans savoir, sans avoir vu un Bruce Lee de leur vie. Ils n’ont ni la culture ni la légitimité pour juger ce qui est bien ou mal dans le genre. C’est comme dans "Masterchef" : seuls les chefs, ceux qui cuisinent au quotidien, ont un avis qui importe.

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Êtes-vous toujours en contact avec Luc Besson depuis le Transporteur ?
On ne s’est pas vus depuis un moment. Mais je lui dois tout : je n’en serais pas là s’il ne m’avait pas choisi pour ce film qu’il produisait. Et aujourd’hui, j’ai un rêve : qu’il soit un jour mon réalisateur.

Et Fast and Furious 8 ?
Je serais partant mais je ne sais pas s’il y aura une place pour moi dans l’histoire. En attendant, je vais produire et jouer dans la suite de Layer Cake, adaptée de Viva La Madness de J.J. Conolly.


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