"Je n’oserais jamais dire que je suis sa muse !" : les confidences d'Eva Green sur sa collaboration avec Tim Burton

Jérôme Vermelin
Publié le 27 mars 2019 à 17h55
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Source : Sujet TF1 Info

RENCONTRE – La comédienne française Eva Green joue pour la troisième fois sous la direction de Tim Burton dans "Dumbo", en salles depuis mercredi. Elle y incarne une acrobate qui fond littéralement pour le célèbre éléphanteau. LCI a recueilli ses confidences.

Elle ne le quitte plus. Après "Dark Shadows" (2012) où elle incarnait une servante diabolique, et "Miss Peregrine et les Enfants particuliers" (2016), dans lequel elle dirigeait un pensionnat fantasmagorique, Eva Green est pour la troisième fois consécutive à l’affiche d’un film de Tim Burton. Dans "Dumbo", en salles depuis mercredi, elle joue Colette Marchand, une acrobate française qui chevauche le célèbre éléphanteau volant sous l’immense chapiteau érigé par un producteur sans scrupule, interprété par Michael Keaton. Avant de craquer pour le papa célibataire - et manchot - joué par Colin Farrell.

"Je n’oserais jamais dire que je suis la muse de Tim Burton, je trouve ça un peu prétentieux", tempère la comédienne lorsqu’on l’interroge sur sa relation de travail avec le cinéaste américain. "Il a DES muses. En tout cas des acteurs avec qui il a tourné plusieurs fois. Michael Keaton, Danny De Vito, Helena Bonham Carter… Johnny Depp évidemment. Après, c’est toujours un privilège quand il me rappelle. Là, quand il m’a dit que j’allais jouer une trapéziste, j’étais excitée… et en même temps j’ai eu peur parce que ça demandait beaucoup de cascades dans les airs alors que j’ai le vertige."

Avec Tim il n’y a pas de masque, aucune hypocrisie ni rapport de force. Et c’est assez rare de rencontrer quelqu’un comme ça

Eva Green

De son personnage, aussi glamour que sportive, Eva Green dit qu’elle est "comme une bulle de champagne. Elle est peut-être moins torturée que les personnages que j’ai joués auparavant pour Tim. Au départ elle a ce côté un peu énigmatique, on ne sait pas trop dans quel camp elle se situe. Mais très vite, après avoir rencontré Dumbo et avoir été émerveillé en le voyant voler, elle va tout faire pour le sauver."

Difficile, à l’écran, de déceler les séquences qui ont nécessité des trucages numériques. "Quand je vole avec Dumbo, je suis sur une espèce de taureau mécanique comme ceux que les cowboys utilisent pour les rodéos", précise toutefois la comédienne. Il est attaché à un bras en métal qui monte assez haut et qui bouge dans tous les sens. Ensuite on vous rajoute du vent dans les cheveux pour donner davantage de vérité !".

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De Michael Haneke ("Le Pianiste") à Roman Polanski ("D’après une histoire vraie") en passant par Ridley Scott ("Kingdom of Heaven") et Bernardo Bertolucci ("The Dreamers"), Eva Green a, mine de rien, travaillé avec quelques-uns des géants du cinéma mondial depuis le début de sa carrière. Sans parler de sa participation à la saga James Bond dans "Casino Royale", où elle incarnait  Vesper Lynd, le grand amour du 007 viril interprété par Daniel Craig.

Ce qui l’a surpris avec Tim Burton ?  "C’est quelqu’un de très abordable, très  ‘normal’ dans le sens où il est très accessible et très ancré dans la réalité", révèle la comédienne. "Il connecte vraiment lorsqu’il vous parle, il est extrêmement humain. Extrêmement sensible", insiste-t-elle, visiblement sous le charme. "Avec lui il n’y a pas de masque, aucune hypocrisie ni rapport de force. Et c’est assez rare de rencontrer quelqu’un comme ça."


Jérôme Vermelin

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