Le cinéaste franco-suisse Jean-Luc Godard, un des pères de la Nouvelle Vague, s'est éteint "paisiblement" mardi à son domicile dans la petite commune de Rolle en Suisse.Brigitte Bardot, sublimée par le réalisateur, a rendu hommage à celui qui lui a offert des scènes parmi les plus cultes du 7e art. Tout comme Alain Delon, qui a joué dans Nouvelle Vague en 1990.
Agitateur de la Nouvelle Vague, Jean-Luc Godard a dynamité les codes du cinéma avec des films résolument novateurs, d'A bout de souffle à Sauve qui peut (la vie). Le réalisateur franco-suisse est décédé mardi à l'âge de 91 ans, emportant avec lui un pan de l'histoire du 7e art.
Et Godard créa le Mépris
Brigitte Bardot sur Twitter
"Et Godard créa le Mépris et c'est à bout de souffle qu'il a rejoint le firmament des derniers grands créateurs d'étoiles", a réagi mardi sur Twitter Brigitte Bardot à la mort de celui qui lui a offert parmi les scènes les plus cultes du cinéma français. Son message, ponctué de références à la filmographie du réalisateur, est accompagné d'une photo en noir et blanc sur laquelle elle enlace "JLG".
Et #Godard créa le Mépris et c’est à bout de souffle qu’il a rejoint le firmament des derniers grands créateurs d’étoiles... pic.twitter.com/Z9k6WeWKd0 — BRIGITTE BARDOT (@brigitte_bardot) September 13, 2022
En 1963, Jean-Luc Godard l'avait enrôlée pour Le Mépris, long-métrage franco-italien adapté du roman éponyme d'Alberto Moravia. Dans ce film d'anthologie, Jean-Luc Godard a offert à l'actrice une scène et des répliques monumentales avec Michel Piccoli : "Tu vois mon derrière dans la glace ? - Oui... Tu les trouves jolies mes fesses ? - Oui, très..."."
Un autre monstre sacré du cinéma, Alain Delon, a transmis à l'AFP sa réaction : "Une page de l'histoire du cinéma se tourne... Merci, Jean-Luc, pour les beaux souvenirs que tu nous as laissés. Sache que je serai toujours fier d'avoir "Nouvelle Vague" (film de 1990, ndlr) dans ma filmographie".
Emmanuel Macron salue "un maître du cinéma français"
"Nous perdons un trésor national, un regard de génie", a salué Emmanuel Macron sur Twitter. "Ce fut comme une apparition dans le cinéma français. Puis, il en devint un maître. Jean-Luc Godard, le plus iconoclaste des cinéastes de la Nouvelle Vague, avait inventé un art résolument moderne, intensément libre", écrit le Président au-dessus d'une photo du réalisateur en noir et blanc.
Ce fut comme une apparition dans le cinéma français. Puis il en devint un maître. Jean-Luc Godard, le plus iconoclaste des cinéastes de la Nouvelle Vague, avait inventé un art résolument moderne, intensément libre. Nous perdons un trésor national, un regard de génie. pic.twitter.com/bQneeqp8on — Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) September 13, 2022
"Devenir immortel… et puis mourir". Rappelant la réplique de Jean-Pierre Melville, citant l'écrivain Jean Parvulesco dans À bout de souffle, la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, célèbre un réalisateur qui "a brûlé tous les codes du cinéma, faisant déferler sur le monde une vague d’audace, de liberté et d’irrévérence."
Le député LFI, sur Twitter, se dit "attristé", "comme tous ceux qui sont nés, ont grandi, ont vécu avec les films et l’intelligence de Jean-Luc Godard, sa mort m’attriste. Mais si le souffle Godard s’est éteint, son génie lui sera toujours actuel".
Comme tous ceux qui sont nés, ont grandi, ont vécu avec les films et l’intelligence de Jean-Luc Godard, sa mort m’attriste. Mais si le souffle Godard s’est éteint, son génie lui sera toujours actuel. Godard est mort, vive Godard ! — Eric Coquerel (@ericcoquerel) September 13, 2022
C’est le propre des géants d’être inclassables et irremplaçables, en attendant que leur souffle inspire une nouvelle vague. Merci monsieur #Godard . https://t.co/prPHHu5RCM — Olivier Faure (@faureolivier) September 13, 2022
Le secrétaire national du PS, Olivier Faure, rend hommage à un "géant" "inclassable et irremplaçable".