Julien Courbet : "Je ne veux pas prendre la place de Cyril Hanouna"

Rania Hoballah
Publié le 8 septembre 2014 à 7h00
Julien Courbet : "Je ne veux pas prendre la place de Cyril Hanouna"
L'essentiel

INTERVIEW - Le nouvel homme fort de D8, c'est lui. "Touche pas à mon poste", "Le Maillon Faible", "A Prendre ou à Laisser", Julien Courbet sera omniprésent sur la chaîne de la TNT. Sans compter son émission sur RTL "Ça peut vous arriver" et son spectacle humoristique qui reprend le 23 septembre. Cette année, il ne va pas chômer.

Vous faites une rentrée en force sur D8. Comptez-vous détrôner Cyril Hanoua ?
Pas du tout. N'y voyez aucune fausse modestie, mais personne ne se rend compte du poids qu'à Cyril Hanouna sur D8 . C'est grâce à lui que la chaîne est entrée dans la cour des grands. Hanouna restera le grand patron, c'est lui le pilier central de D8 et cela ne me pose aucun problème. Il vaut mieux être numéro 2 ou 3 dans une chaîne qui avance vite que numéro 1 quelque part où c'est plus difficile.

Vous faites partie des nouveaux chroniqueurs de Touche pas à mon poste. Alors heureux ?
Je m'amuse comme un petit fou. Franchement, il y a quelques années, je n'aurai peut être pas accepté car je suis plus âgé que Hanouna. Mais aujourd'hui je me fiche du qu'en dira-t-on, je fais ce que j'ai envie de faire. J'ai 20 ans de télé derrière moi, je n'ai rien à prouver. A l'image de Jean-Pierre Foucault, pour qui Hanouna est un fils spirituel, et qui fait partie de sa bande à la radio.

Vous allez également jouer les remplaçants de Hanoua, le vendredi. Appréhendez-vous cet exercice ?
Je tiens à préciser que c'est lui qui me l'a demandé. Je ne veux pas prendre sa place ! C'est effectivement un des rares exercices que j'appréhende car l'émission s'est imposée avec son style. Heureusement on est portés pas la bande, et nous sommes plusieurs à le faire. Les chiffres sont moins bons quand Hanouna n'est pas là, c'est mathématique, mais c'est pas grave.

Vous héritez aussi de la présentation du Maillon Faible, incarné précédemment par Laurence Boccolini sur TF1. Ça vous a étonné qu'on vous propose ce jeu ?
Complètement. Je suis tombé de ma chaise ! Je pense que ce qui a convaincu D8 de me faire venir c'est l'autorité naturelle que j'ai acquise avec Sans aucun doute. Quant à Boccolini, elle était très bien dans la version de TF1 mais je ne vais pas refaire la même chose. L’émission sera moins écrite. On sera plus dans la moquerie que dans l'humiliation. Ça ne sera pas mieux, juste différent.

Autre jeu dont vous prendrez prochainement les manettes : A prendre ou à laisser, qu'Arthur animait aussi sur TF1...
J'adore ce jeu ! On est complètement dans ce que je veux faire, c'est à dire la déconne. C'est un concept extraordinaire : on est dans un jeu sans questions. Tout tourne autour de la relation entre l'animateur et le candidat. Et on passe par tous les états. Cette émission est complètement addictive.

23 septembre, on vous retrouvera au théâtre de Trévise dans votre spectacle Julien Courbet fait son comic out. La scène, c'est un rêve ?
Oui et j'ai démarré comme un illustre inconnu. J'ai très bien fait car je me suis aperçu que le fait de s'appeler Julien Courbet ça a été un boulet. Les gens venaient, persuadés qu'ils allaient s'emmerder. J'ai passé 2 ans à jouer dans des bouges, où je me suis changé aux toilettes. Franchement, ça a remis les pendules à l'heure. J'ai appris le métier et aujourd'hui je monte une petite marche. Comparé à Gad Elmaleh qui joue devant 5 000 personnes, c'est ridicule ! Mais cette année je vais essayer de convaincre le public parisien que je propose avec un véritable spectacle. Et ça n'a rien à voir avec le mec de la télé.

Touche pas à mon poste, tous les jours à 18 h 40 sur D8. Le Maillon Faible, du lundi au vendredi à 17 heures à partir du lundi 8 septembre.